En orfèvre de la Communication qu’il est. Le ministre d’Etat a déroulé sa maitrise des dossiers techniques tout en établissant un constat des acquis, des perspectives à court, moyen et long terme. En évaluant les manques, l’obsolescence infrastructurelle par l’usure et une insuffisance d’adaptabilité. Cette prestation du Ministre ayant la gestion du secteur si délicat et combien stratégique de l’Eau et de l’Energie a permis d’édifier et d’instruire la Communauté nationale sur le vrai et le réel de ce département sensible et vital et ceci loin des incantations et des promesses faciles.
Par Franck Mohamed
Le passage du Ministre d’Etat à l’énergie était très attendu de par le caractère impactant dans le quotidien de tous de ce secteur spécifique.Sans user de la langue de bois, Billy-Nze a présenté les difficultés ainsi que les initiatives entreprises afin de palier et de résorber les déficits et les manquements observés. Et sans nullement dévier de sa trajectoire de clarté. Il va relever les insuffisances causées par la privatisation de la SEEG qui ont mené à la réquisition de cette société parce que Véolia n’avait pas respecté ses engagements définis par le contrat de concession.
Répondant aux urgences et à la nécessité, son département, conformément aux instructions du président de la République, travaille actuellement à la résolution des travaux les plus urgents aussi bien dans le Grand Libreville qu’à l’intérieur du pays. Le cheval de bataille à ce jour est la fin du stress hydrique et l’accès à l’électricité dont un délai de 3 mois devrait permettre résoudre très rapidement ces problèmes dans un premier temps.
Sur un autre plan et ce avec l’accompagnement du programme PIEPAL de la BAD d’un coût de près de 80 milliards de francs CFA, les anciennes canalisations vont être remplacées dans les internats, les lycées, la prison centrale de Libreville et la casernes de la Gendarmerie d’Owendo. D’autre part, l’Etat gabonais finance sur fonds propres, pour un montant de 10 milliards de francs CFA, le plan d’urgence qui permet l’exécution actuellement des travaux de forage dans la zone Nord de Libreville et péri-urbaine de la capitale.
Il est prévu sur le long terme, des actions telles que la mise en place de l’usine de Ntoum 7 avec une capacité de production d’eau potable de 130 000 m3 par jour, les barrages hydroélectriques et la production mais aussi de distribution d’électricité basée sur des énergies propres en vue de raccorder toujours plus de ménages à l’électricité.
En toute lucidité le ministre d’Etat Alain-Claude Bilie-By-Nze, a fait remarquer que, de par l’explosion démographique la demande s’est accrue considérablement et les investissements n’ont pas toujours suivi. Désormais toutes ces carences et insuffisances s’amenuisent graduellement par la mise en place d’une politique anticipative et ambitieuse dont les résultats sont patents sur le territoire national.








