Libreville le 29 Avril 2026, (Journalombre.com)- Le dossier des îles entre le Gabon et la Guinée équatoriale entre dans une phase décisive. Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu à Libreville une délégation de l’Union africaine conduite par Albert Shingiro, chargée de faciliter la mise en œuvre de l’arrêt rendu le 19 mai 2025 par la Cour internationale de Justice.
Par Obame D’EBOMANE
Au cœur des échanges : transformer une décision juridique en réalité opérationnelle. L’émissaire a présenté une feuille de route articulée autour de quatre axes clés : la mise en place d’un mécanisme ad hoc de délimitation, le lancement des opérations de démarcation, la désignation de points focaux nationaux pour coordonner les équipes techniques, et la conclusion d’un accord de coopération transfrontalière.
L’enjeu dépasse la simple question de frontières. Il s’agit de sécuriser des espaces stratégiques, potentiellement riches en ressources, tout en préservant la stabilité entre deux États voisins. La médiation africaine vise ainsi à éviter toute escalade et à privilégier une solution concertée, fondée sur le droit international et le dialogue.
Le chef de l’État gabonais a insisté sur la nécessité de maintenir un climat de coopération, appelant les parties à faire preuve de diplomatie pour consolider la paix.
Cette séquence marque un tournant. Après la décision de la CIJ, le véritable défi est politique et technique : exécuter sans raviver les tensions. L’implication de l’Union africaine traduit une volonté de “gérer en interne” un différend sensible. Si la feuille de route est respectée, elle peut devenir un modèle de règlement pacifique en Afrique centrale. Dans le cas contraire, le risque est celui d’un enlisement, voire d’une crispation autour des intérêts stratégiques liés aux zones contestées








