C’est l’ingénieuse trouvaille évoquée par les populations au cours d’une réunion, qui s’est tenue dans le département de la Mougalaba (Guietsou). Afin d’effrayer les éléphants, les populations ont choisi ce subterfuge par la mise en place des barrages sonores à l’aide des boites de conserves vides, et autres objets pouvant émettre du son, mais attachés sur de longs fils, qui oscilleraient à la faveur des vents et cela ferait fuir les éléphants.
Par Obame D’EBOMANE
Parce que trop souvent victimes des éléphants dévastateurs de plantations, les populations des villages Mandji-Dakar, Bilingui, Wéliga, Masaya, Nyanga, Imanga et Ilendo-centre se sont retrouvées autour de leurs auxiliaires de commandement pour trouver un tant soi peu des solutions dissuasives contre le phénomène des éléphants.
En analysant la situation et afin de trouver des solutions idoines pour y remédier, au cours de leurs discussions, certains parmi la population vont suggérer l’idée de placer des pièges avec fosses. Mais la majorité choisira et retiendra l’option des barrières sonores faites avec boites des conserves rattachées aux fils entourant la plantation. Ceci dans l’optique d’éviter au maximum de tuer cette espèce intégralement protégée, même en situation de défense.
En effet, ce système consiste à faire résonner les clochettes dès la moindre bousculade par le truchement du vent ou d’une bête qui chercherait à s’introduire dans la plantation. Les clochettes étant sensibles au toucher.
En ce moment même l’Etat est en train de tester un système de barrage électrique autour des plantations dans la province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est). Avant toute autre option telle que la battue dans les zones décimées et confirmées par les agents des Eaux et Forêts. Cela a d’ailleurs valu une récente mission d’inspection inter provinciale d’une délégation conduite par le président du Conseil économique social et environnemental (CESE), René Ndemezo’o Obiang Essono, pour se rendre compte des dégâts causés par les éléphants et les primates.






