Ces temps ci, nous sommes habités par un sentiment partagé mais pas mitigé. Nous, nous sentions concernés et réellement intéressés par cette préoccupation qui semblait pousser d’éminentes personnalités politiques et intellectuelles à se pencher sur le sort et l’avenir du Gabon.
Par Obame D’EBOMANE
Récemment, il s’est tenu deux grandes messes qui ont été des procès à charge contre les autorités en place. Aussi curieux que surprenant, les accusateurs ont tous été des acteurs de tout premier ordre dans l’appareil de hautes décisions du même système incriminé.
Soit, il est légitime que des compatriotes se soucient de la santé de notre pays dans tous ses pans et replis. Mais, le consternant plaidoyer que l’on nous a servi aux relents inquiétants et apocalyptiques nourris des mêmes poncifs rédhibitoires a fini par nous convaincre que ni l’excellence, ni la probité et encore moins un avenir harmonieux et radieux ne fondaient leurs propos. Car que vaut un diagnostic qui n’est pas suivi d’un traitement.
Et lorsque ces éblouissantes lumières étaient aux affaires pourquoi n’ont-elles pas proposé des posologies adaptées. Et voilà que brusquement la distance qui les sépare du cercle des privilèges les rend lucides et pertinents. Soyons un tant soit peu sérieux, tous ces censeurs de l’avant veille sont disqualifiés. Et ce plaidoyer prodomo n’y changera rien.




