Le variant dit indien (désormais renommé par l’OMS variant Delta) est de plus en plus un objet de préoccupation, notamment en Europe. Au Royaume-Uni, ce variant, qui serait plus transmissible, est désormais dominant. Il est à l’origine d’un rebond de l’épidémie alors que celle-ci refluait depuis plusieurs mois. En France, on redoute un tel scénario ; pour l’heure le nombre de cas de variant indien semble très faible, mais de quels moyens dispose-t-on pour le détecter ?
Par Maurice Duteil
En France, une quarantaine de clusters ou cas isolés de variant indien ont été repérés ; cela représente globalement une centaine de cas selon le dernier décompte de Santé publique France. À noter que certains n’ont pas de lien avec l’Inde ni un pays limitrophe. Voilà pour les cas identifiés. Mais combien y en a-t–il qui ne le sont pas ? C’est toute la question.
Or, pour l’instant, il n’y a pas de kit permettant d’identifier les mutations spécifiques du variant indien. Les laboratoires devraient en avoir d’ici à quelques semaines. Reste le séquençage, une technique très précise, qui analyse le génome du virus ; cependant elle est plus lourde et le nombre de séquençages, bien qu’il se soit accru depuis un an, reste assez limité en France, contrairement au Royaume-Uni. On ne peut donc pas savoir si oui ou non le variant indien est en train de se propager en France à bas bruit, incognito.
Source: Rfi






