Le Syndicat national des enseignants et chercheurs qui observe un mouvement d’humeur depuis le mois dernier vient de durcir le ton en franchissant un palier insolite par le fait de verrouiller les entrées principales des établissements supérieurs dans lesquels il est représenté. Suite à cette action le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur a réagit de manière ferme et énergique. Ainsi il a exigé et imposé depuis le 5 juillet dernier, le retrait immédiat des verrous posés.
Par Franck Mohamed
Le Snec-national revendique la régularisation des situations administratives des enseignants du supérieur, l’augmentation des capacités d’accueil dans les universités et grandes écoles, l’arrimage de la pension retraite, le paiement des services rendus, le paiement de toutes les vacations.
A ces griefs, il faut ajouter le non reversement des enseignants de l’Institut supérieur de technologie (IST), l’Institut universitaire des sciences de l’organisation (IUSO) et de l’Institut de technologies d’Owendo (ITO) au ministère de l’Education nationale. Si ce chapelet de revendications est sur la table du gouvernement, le ministère de l’Enseignement supérieur qui assure que le ministre de tutelle a ouvert un dialogue social avec les syndicats pour rétablir un climat social apaisé, s’offusque de cet état de fait.
Bien que reconnaissant les dispositions réglementaires sur le droit de grève, la tutelle ne cautionne pas les entraves à l’ordre public et la liberté se conscience.
Malgré les menaces le Snec reste inflexible et indique qu’après des rencontres avec la tutelle, un protocole d’accord devait être signé le 28 juin mais ça n’a pas été fait. Lequel protocole prévoit la tenue des commissions sur la régularisation des situations administratives à partir du 5 juillet avec obligation de résultats le 31 décembre 2021 au plus tard. Il dénonce de fait, un mépris de la tutelle vis-à-vis des enseignants chercheurs.






