La situation aurait pu être cocasse et son bref déroulé lamentablement pittoresque en portait tous les stigmates. Sauf qu’ici, il nous a été donné de toucher les tréfonds quand ce ne sont pas les abysses de la convoitise malsaine et de la jalousie dans son expression la plus malveillante et nauséeuse. La nouvelle a couru comme une trainée de poudre. Pantois, stupéfaits et estomaqués furent tous ceux qui l’ont appris.
Par Obame D’EBOMANE
Le fait relaté était d’une gravité telle que tout un chacun s’inclinait à désespérer de l’humain. Comment concevoir ou simplement imaginer Pascal Houangni Ambouroué en un pistoléro à la gâchette facile ? L’honorable se serait transformer si subitement en un Lucky luke, dégainant son colt plus vite que son intellect si finement ciselé tout autant qu’excellemment chargé.
L’on a voulu nous vendre un scénario que le plus égaré des producteurs nageant dans les volutes de fumée psychotropes aurait rejeté, tant il regorgeait de tous les poncifs du navet. La suite viendra confirmer le ridicule et la vacuité de cette niaise entreprise. Le récit en lui-même était affabulatoir et évanescent. La sournoise manœuvre mettait en situation le sieur Séraphin Ragambé, 2ème adjoint au maire du premier arrondissement de la commune de Port- gentil, qui aurait été pris en otage avec colt collé à la tempe et couteau sous la gorge, menacé ainsi par Pascal Houangni Ambouroué, devenu par extraordinaire ce terrifiant et irascible émir de Daesh. Non franchement ! Il y a des limites à tout.
Que l’on ne vienne surtout nous dire que les temps que nous traversons sont propices à ces travers indignes. Nous réfutons que l’on veuille ranger pareils actes abominables et honteux sous la bannière ambiguë de la compétition politique, au prétexte que ce champ d’ambitions autoriserait tous les coups. Et c’est le lieu de se poser la seule question qui vaille. Est-ce- que cette cabale sordide viendrait de l’opposition ? La lucidité laisse subodorer que ces salves inamicales seraient plutôt l’œuvre de certains camarades. Et l’on comprend aisément le sens du démenti cinglant opposé par le camarade Séraphin Ragambé, qui a tôt fait d’enlever son corps de cette diablerie. Il n’aura été que louanges, éloges, reconnaissance et gratitude à l’endroit du membre du comité permanent Pascal Houangni Ambouroué.
D’autres s’étonneront et de la célérité, de même que de la sincérité du mea culpa professé par le scribe ayant pondu ce papier aux effets boomerang. Le remaniement finira bien par arriver. Et à cet effet, il me revient en mémoire ces bons mots de Léon Mebiame qui souvent concluait ainsi : Ceux qui n’ont pas entendu leurs noms ont déjà fait leur temps et aux autres de patienter. Bassé !






