Surtout que l’on ne vienne pas nous accuser de vouloir précipiter la fin de règne du gouvernement actuel. Mais une réalité s’impose, pour peu que l’on veuille analyser le climat politique du moment sans frilosité ni parti pris. De partout, il règne une atmosphère lourde et pesante. Le pays dans toutes ses composantes semble suffoquer comme retenu dans un carcan, qui atrophie le dynamisme attendu tout comme à l’horizon cette embellie qui tarde à venir.
Par Obame D’EBOMANE
Tous les secteurs de la sphère publique sont impactés. Le mot d’ordre serait d’assurer le strict minimum. Le climat social est sous tension. Et ceci, malgré les avancées obtenues par les différents membres du gouvernement à travers des négociations âpres, ardues et parfois même au forceps.
Mais manifestement rien n’y fait. Et la température toujours ne baisse. L’impression que l’on relève de cet état de fait est que l’impatience, tout comme le désenchantement des populations est arrivé à un tel niveau de saturation, qui appelle automatiquement une donne nouvelle. Dans le cas présent, trop de dissonances et de maladresses ont poussé le peuple à l’exaspération.
Le déficit de confiance s’est gravé envers l’exécutif mais aussi à l’endroit du législatif. Les observateurs affirment que l’équipe gouvernementale en place a été au bout de ce qu’elle pouvait faire, et la sentence est hélas impitoyable. A trop jouer la montre ou le calendrier pourrait s’avérer périlleux ,et par delà rendre incertaines les prétentions ainsi que les ambitions pour 2023.
Au regard de ce qui se prépare dans le camp d’en face, qui veut se mettre à l’offensive plus d’un an avant les échéances pour avoir une parole forte et une identité cohérente. Cela devrait interpeller sinon inciter à impulser une dynamique nouvelle, et ainsi cette vague permettrait de surfer allègrement vers 2023. L’enthousiasme ne pourrait revenir que si l’on cesse cette danse de la saint-guy faite d’hésitations et de doutes.








