Libreville le 7 Mai 2026, (Journalombre.com)- À Port-Gentil, les déchets ne sont plus seulement un problème d’assainissement : ils deviennent un test politique. Confronté à une montée des plaintes et à une dégradation visible de la salubrité urbaine, le maire Pascal Houangni Ambouroue a décidé de reprendre la main.
Par Obame D’EBOMANE
En déplacement à Libreville, l’édile a engagé des discussions stratégiques avec Clean Africa, représentée par sa directrice générale Anémone Mengome, afin de revoir en profondeur le partenariat signé en 2023.
Le constat dressé est sans détour : collectes irrégulières, couverture incomplète, insuffisance des moyens logistiques. Pour la municipalité, le modèle actuel montre ses limites face à une ville en pleine pression démographique et à des attentes citoyennes de plus en plus fortes.
Le maire veut désormais passer à une logique de résultats. L’objectif n’est plus seulement d’enlever les déchets, mais d’assurer une propreté durable des quartiers et des espaces publics. Une exigence qui traduit un changement de méthode et une volonté d’accroître la rigueur dans le suivi des prestations.
Les discussions ont également porté sur la question sensible du financement du service, ainsi que sur la nécessité de renforcer les capacités locales. Pascal Houangni Ambouroue plaide notamment pour un transfert progressif de compétences afin de permettre à la mairie de gagner en autonomie dans la gestion de l’assainissement urbain.
De son côté, Clean Africa, s’est dite ouverte à une révision du dispositif et à des ajustements opérationnels.
Une réunion technique est attendue dans les prochaines semaines pour définir un nouveau cahier des charges. Car désormais, le vrai défi sera visible dans les rues : à Port-Gentil, la bataille de la crédibilité passe aussi par la propreté de la ville.






