Libreville le 7 Mai 2026, (Journalombre.com)- Face au Fonds monétaire international, Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi la fermeté. Dans sa Grande Interview accordée à L’Union le 4 mai 2026, le chef de l’État a posé une ligne claire : le Gabon discutera avec le FMI, mais sans sacrifier sa souveraineté ni faire payer aux populations les erreurs du passé.
Par Obame D’EBOMANE
Alors que la dette publique avoisine 80 % du PIB et que les négociations avec l’institution financière se prolongent, le président gabonais a voulu casser l’image d’un pays sous tutelle. Premier signal fort : l’audit de la dette publique n’a pas été imposé par le FMI. « C’est moi qui l’ai demandé », affirme-t-il, expliquant vouloir repartir sur des bases « incontestables ». Pour lui, la transparence n’est pas une contrainte extérieure, mais une exigence de gouvernance.
Le chef de l’État rappelle l’ampleur de l’héritage financier trouvé après le 30 août 2023 : un État endetté auprès des fonctionnaires, des entreprises et des bailleurs internationaux. Plus de 3 142 milliards de FCFA auraient déjà été mobilisés pour apurer les engagements accumulés.
Mais malgré ce lourd passif, Brice Clotaire Oligui Nguema refuse toute logique d’austérité aveugle. Il fixe quatre lignes directrices : protéger les projets validés par les Gabonais, préserver les ménages vulnérables, supprimer les dépenses improductives et gérer la dette avec rigueur.
La phrase la plus forte résume sa position : « Je ne signerai jamais un accord qui demande aux Gabonais de se serrer la ceinture pendant que les gaspillages continuent. »
Le message est clair : négocier, oui. Renoncer à la souveraineté économique, non.






