Libreville le 7 Mai 2026, (Journalombre.com)- À Akanda, les pelleteuses ont remplacé les discours. Le lancement officiel du chantier Bellambra Résidence marque l’entrée concrète du Gabon dans une nouvelle phase de sa politique du logement. Derrière ce programme de 500 appartements, c’est toute l’ambition des autorités de restructurer l’accès au logement qui se joue.
Par Obame D’EBOMANE
Présidée par le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, aux côtés du ministre du Logement Mays Mouissi, la cérémonie de lancement donne corps au vaste projet de 5 000 logements porté par l’État gabonais en partenariat avec ADDOHA.
Dans un Grand Libreville confronté à une forte pression démographique, le projet Bellambra Résidence apparaît comme un laboratoire du nouveau modèle urbain voulu par les autorités : logements modernes, espaces commerciaux intégrés et urbanisation mieux structurée.

Les premiers bâtiments sortent déjà de terre. Deux immeubles en phase avancée totalisent 52 appartements et plusieurs espaces commerciaux. À terme, les logements proposés iront du F3 au F5, avec une livraison des premières unités annoncée pour fin 2026.
Mais au-delà du béton, l’enjeu est surtout social et économique. Depuis des années, le logement reste l’un des principaux défis des classes moyennes gabonaises, confrontées à des loyers élevés et à un accès limité à la propriété. Avec un prix d’entrée estimé autour de 30 millions FCFA, le gouvernement mise désormais sur des mécanismes de financement bancaire étalés sur plusieurs années afin de rendre l’achat plus accessible.
Ce projet constitue ainsi un test stratégique pour l’État. Car Bellambra Résidence ne sera pas jugé sur les maquettes ou les annonces, mais sur sa capacité réelle à permettre aux Gabonais d’accéder à un logement durable.
À Akanda, le gouvernement joue donc bien plus qu’un chantier immobilier : il joue une partie importante de sa crédibilité sociale et urbaine.





