Libreville le 16 juillet 2026, (Journal’ombre.com)– L’eau s’impose désormais comme l’un des grands enjeux stratégiques du continent africain. C’est dans ce contexte que le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a pris part au Forum africain de l’eau organisé dans la capitale tchadienne, un rendez-vous consacré à la recherche de solutions durables face aux défis liés à l’accès à l’eau potable, aux infrastructures hydrauliques et à l’assainissement.
Par Obame D’EBOMANE
Placée sous le thème « De la vision à l’action », cette rencontre de haut niveau réunit plusieurs dirigeants africains, des institutions internationales ainsi que des partenaires techniques et financiers. L’objectif affiché : passer des engagements politiques aux réalisations concrètes, dans un continent confronté à une croissance démographique rapide, une urbanisation accélérée et aux effets du changement climatique.
À son arrivée à l’aéroport international Hassan Djamous de N’Djamena, le chef de l’État gabonais a été accueilli par le Premier ministre tchadien, Allah-Maye Halina, un geste protocolaire qui traduit l’importance accordée à cette participation gabonaise. Au-delà de la question hydraulique, la présence de Brice Clotaire Oligui Nguema s’inscrit dans un cadre diplomatique plus large.
Le Gabon et le Tchad entretiennent des relations marquées par une coopération ancienne au sein des espaces africains, notamment autour des questions de paix, de sécurité régionale et de développement. Les deux pays partagent également une volonté affichée de renforcer les échanges et la coopération Sud-Sud.

Pour Libreville, ce forum constitue une opportunité de faire valoir ses priorités nationales en matière d’accès à l’eau potable et de modernisation des infrastructures. Malgré d’importantes ressources naturelles, le Gabon, comme plusieurs pays africains, doit encore relever le défi de garantir une distribution équitable de l’eau entre zones urbaines et rurales.
En participant à cette rencontre continentale, le président Oligui Nguema entend inscrire le Gabon dans les grands débats africains sur la souveraineté hydrique. Car derrière les investissements et les stratégies gouvernementales se trouve une réalité essentielle : l’accès à l’eau demeure un facteur déterminant de santé publique, de stabilité sociale et de développement économique.
À N’Djamena, le Gabon ne vient donc pas seulement discuter d’une ressource vitale ; il cherche aussi à renforcer sa voix dans la définition des solutions africaines face aux défis du XXIᵉ siècle.








