Le bilan officiel du ministère des Mines fait état des pertes d’environ 4 tonnes avalées dans les circuits illicites contre une production déclarée en 2017 d’à peine 500 kg. Pour les années à venir, l’Etat veut faire monter la barre de production au-delà d’un million.
La phase de l’opération de recensement des exploitants de l’or a débuté en principe dans le centre du pays, précisément dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Cette partie du territoire est considérée comme le cœur névralgique de l’activité aurifère. Les exploitants ont l’occasion de régulariser leurs activités, la plupart du temps informelles, auprès des services compétents du ministère des Mines.
Jusqu’au 30 novembre prochain, une note du ministère des Mines prévient que tout opérateur qui ne se fera pas recenser durant la période officielle sera considéré comme en situation d’illégalité, et se verra retirer son autorisation ou permis d’exercer. L’ambition est affichée de réorganiser ce secteur qui reste une source d’emplois, de stabilité et de développement économique.
L’État tente de reprendre en main cette activité aurifère qui échappe à son contrôle. L’objectif du recensement est d’avoir « une meilleure visibilité et un meilleur contrôle de l’activité. L’encadrement de l’État va « améliorer les conditions de vie, avec à terme le développement de petites mines mieux organisées et semi-automatisées ».
Mais, le contexte n’est cependant pas très porteur. L’or, dont l’exploitation a commencé dans les années 40 à l’époque coloniale, se fait de plus en plus rare et les Gabonais travaillent aujourd’hui sur des sites « de repasse ». Pour trouver un seul gramme, affirme un orpailleur, on arrive aujourd’hui à passer toute une journée.
Du reste, cette opération est d’autant plus nécessaire et légitime d’autant plus que depuis plusieurs années, l’exploitation effrénée de cette ressource n’a jamais pu réellement profiter au Gabon. Motif : La production de l’or a été gangrenée par la fraude, mêlée aux conséquences néfastes sur l’environnement.






