Sans vouloir aucunement chercher querelle à qui que ce soit, nous avons été quelque peu surpris par tout le ramdam et le tapage fait autour de la divulgation de l’audit mené par les compatriotes de l’association dite Copil Citoyen, sur l’usage et la destination de l’important budget consenti à la riposte contre la Covid19 par les autorités gabonaises. Les annonces racoleuses et les appels accrocheurs ont conduit une foule importante à faire le déplacement de la chambre de commerce de Libreville vendredi dernier.
Par Obame D’EBOMANE
Mue par la curiosité si savamment éveillée. La perspective laissait supposée des révélations inédites. La première surprise vint du fait qu’en lieu et place d’une investigation fruit de la perspicacité des fins limiers du Copil Citoyen. L’auditoire a eu droit à une compilation soporifique de 2608 documents, issus du site du ministère de l’économie et de la relance mis à disposition en toute transparence. Nous en sommes encore à nous demander comment ces données fournies par l’exécutif pouvaient- ils constituer un motif à même de confondre ce dernier ?
Toute ceci étant vide de pertinence et de sagacité, il faut hélas se résoudre à admettre que la volonté de nuire et la recherche d’un sensationnalisme de mauvais aloi ont présidé à cette manœuvre cousue de fil blanc.
A titre de rappel, lorsque le monde entier ployait et subissait de manière effroyable les effets létaux de la pandémie du coronavirus, et que l’approvisionnement en médicaments et en matériel de riposte se faisait de manière sélective et drastique. Notre pays le Gabon en avait été épargné et ce par, le prestigieux carnet d’adresses du Chef de l’Etat mais aussi et surtout grâce à l’implication personnelle d’Ali Bongo Ondimba. Est-il besoin de rappeler ici combien l’exemplarité du Gabon dans sa stratégie de riposte contre la pandémie du coronavirus a été salué, et nous ne citerons pour le prouver que les encouragements élogieux émanant de l’organisation mondiale de la santé.
Un fait des plus curieux allait nous surprendre, lorsqu’avec gravité et sérieux le modérateur nous annonçait que l’évaluation du jour ne portait que sur 11% des sommes allouées dont le total s’élève à 503.047 milliards de francs CFA. Alors sans nullement forcer les traits, tout esprit rationnel se demandera qu’est-ce qui justifiait la pertinence de cet empressement ? Loin de nous de faire offense à quiconque, nous, nous autorisons ce rappel nécessaire : Il est impératif que les questions sérieuses soient traitées sérieusement par des gens sérieux.
Et par un étrange et déroutant raccourci, voilà nos Sherlock Holmes auto proclamés et avec leur Julian Assange des tropiques brocardant à souhait le cabinet du Chef de l’Etat, qui à leur entendement ne devait nullement s’approcher de ce dossier dédié à la gestion de la riposte contre le Covid 19. Alors bonnes gens surtout retenez- vous. A qui nos compatriotes du Copil citoyen, inquisiteurs devenus veulent-ils faire croire qu’ils ignoraient jusqu’à l’existence de l’arrêté N°0001/PR du 05 mai 2020 portant création, attribution et organisation d’une Task force de suivi et d’orientation stratégique nationale de la riposte au Covid 19 au Gabon.
Pris dans leurs propres contradictions et constatant qu’il faut plus que le sensationnalisme pour constituer une preuve. Nos censeurs impénitents vont nous servir un pis- aller pitoyable et pathétique. Le Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’Etat aurait distrait quatre milliards de francs CFA de l’enveloppe des commandes qu’il avait à gérer. Vous conviendrez avec nous que nos fins limiers de leur propre aveu ont encore à éplucher, rapprocher, comparer et déduire des écritures 89% sur une masse faisant 2608 documents. Nous voyons là, que seule la recherche d’un buzz de mauvais aloi autant que la volonté de nuire ont présidé à cette grossière manœuvre perfide et honteuse.

Tous recoupement faits et toutes vérifications menées, il en ressort que le Sieur Mohamed Ali Saliou n’avait pour rôle que d’être un point contact dans une activité bien encadrée. Nous ne saurons jamais pourquoi, mais manifestement pour les membres du Copil citoyen notre compatriote DCA semble avoir bon dos. Alors sans retenue, ni réserve aucune et encore moins le moindre début d’évidence d’une preuve, il faut charger encore et davantage charger. Des suites judiciaires sont envisagées. Pour l’heure, nous disons aux membres du Copil citoyen que le sensationnalisme, le flou et l’amalgame n’ont trompé personne. Alors vous repasserez !






