Libreville le 22 Avril 2026 (Journalombre.com)- Le ton se durcit dans le secteur de la communication. Le 21 avril, le ministère de la Communication et des Médias a lancé un rappel ferme : toutes les entreprises du secteur doivent se conformer aux exigences du Code de la communication du Gabon, en se dotant d’un agrément technique obligatoire pour exercer.
Par Franck Mohamed
Le message est clair et le délai serré. Les structures concernées — agences de communication et de publicité, régies, médias en ligne, presse écrite, audiovisuel, imprimeries, maisons d’édition ou encore distributeurs de contenus — disposent de 15 jours pour régulariser leur situation auprès de la Direction générale de la communication. Passé ce délai, des sanctions sont prévues.
Au-delà de l’injonction administrative, l’enjeu est stratégique. Cette mise en conformité vise à assainir un secteur souvent marqué par l’informel, à renforcer la crédibilité des acteurs et à garantir un cadre équitable pour tous. L’agrément technique devient ainsi un filtre de professionnalisation, mais aussi un outil de régulation face à la prolifération de structures non encadrées.
Dans un environnement où l’information circule vite et parfois sans contrôle, la régulation apparaît comme un levier essentiel pour protéger le public, encadrer les pratiques et responsabiliser les professionnels. Pour les entreprises du secteur, il ne s’agit plus d’une option, mais d’une obligation.
Le signal est donc sans ambiguïté : au Gabon, le temps de la tolérance administrative recule. Place à la conformité, sous peine d’exclusion du jeu médiatique.








