Libreville le 21 Décembre 2025, Journal l’ombre.com- Au moment où la Transition va à son terme, on peut considérer le Conseil des ministres du 18 décembre 2025 comme un point majeur qui vient insuffler des normes politiques nouvelles et exigeantes dans plusieurs secteurs tels que la Fiscalité, la reprise en main des ressources stratégiques, la souveraineté économique, la digitalisation accélérée de l’État et une rigoureuse discipline administrative : À cet effet , le communiqué final a tracé un nouveau cadre de gouvernance qui définitivement se démarque des pratiques d’hier et ainsi, il définit les codes qui désormais vont régir les rapports entre l’État et les citoyens.
Par Obame D’EBOMANE
On peut affirmer que le président Brice Clotaire Oligui Nguema a réuni le dernier Conseil des ministres de l’année 2025 et que ce dernier confirme de manière définitive l’entrée du Gabon dans le tout dernier virage de l’ ère de la Transition politique. Car avec l’installation du Bureau du Sénat, la mise en place prochaine de la Cour constitutionnelle, celle du Conseil économique, social, environnemental et culturel, de même que la formation du futur gouvernement, nous sommes là sur le dernier palier qui mène vers un rétablissement constitutionnel total et sans ambiguïté. Et à ce stade, il est du devoir de tous de s’impliquer pleinement et sans réserve en toute responsabilité.
La taxe forfaitaire d’habitation a soulevé des échanges houleux qui ont fini par faire imposer un cadrage politique explicite. Et à ce propos , Brice Clothaire Oligui Nguema a reconnu les possibles risques de fraude, notamment liés aux trafics de compteurs, et ainsi il a ordonné un renforcement strict des mécanismes de contrôle. Et il a surtout insisté sur la nécessité d’une affectation transparente et traçable des recettes. Cette condition sera indispensable pour convaincre les populations que cette contribution fiscale servira effectivement à améliorer les services publics de proximité et le cadre de vie.
Des annonces et des décisions fortes ont été prises sur le plan économique. Ainsi, le Communiqué du Conseil des ministres indique-t- il une inflexion nette vers une souveraineté accrue sur les ressources naturelles. La publication intégrale et l’audit de toutes les conventions minières signées entre 2010 et 2024 sont exigés. Dorénavant, toute nouvelle société minière devra intégrer une participation minimale de l’État, fixée à 10 %. La relance du projet stratégique de la mine de fer de Belinga, revient à une task-force présidentielle, cela prouve à suffisance la volonté de contrôle renforcé et de la valorisation locale des richesses nationales.
Dans cette lancée et dans la même veine, l’État affiche son intention de gaboniser progressivement certains secteurs économiques clés, à commencer par la revente du ciment, aujourd’hui largement dominée par des opérateurs non nationaux. Poursuivant dans cette logique L’État va annoncer également la reprise en main du secteur des jeux de hasard par un opérateur public, afin de mieux encadrer une activité à forts risques sociaux et de récupérer des recettes jusqu’ici insuffisamment maîtrisées.
La modernisation et l’arrimage aux standards « up to date » vont conduire l ‘éxécutif à l’ impératif de digitaliser l’administration et ceci devient un axe irréversible. Les priorités concernent l’état civil, les paiements, la collecte des impôts, les permis, la santé, les transports et les infrastructures portuaires, avec l’objectif affiché de réduire les lourdeurs administratives et d’améliorer concrètement le service rendu aux citoyens.
Ce tour de table gouvernemental particulièrement dense a entériné plusieurs mesures sociales et disciplinaires : création d’instituts de formation des enseignants en province, plan d’urgence sanitaire à Melen, renforcement des organes de contrôle de l’État et suspensions de hauts responsables administratifs. Sur le plan international, le Gabon répond par le principe de réciprocité aux restrictions américaines, tout en réaffirmant sa volonté de préserver le dialogue.
Par ce Conseil des ministres, on peut voir la volonté et la détermination de l’exécutif pour fixer et établir Au-delà des un horizon clair et cristallin basé sur une autorité ferme de l’État, une souveraineté économique avec une exigence de résultats. Les populations Gabonaises seront vigilantes et attendent d’ évaluer l’exécution et la concrétisation des engagements pris.







