Une fois encore la politique locale se perd dans des méandres et des conjectures évanescentes. Depuis quelques jours se joue un drôle de vaudeville qui tient étonnamment du drame Shakespearien et même du tragique digne de Sophocle lui-même.
Par Obame D’EBOMANE
La triste version équatoriale du mythe d’Œdipe mêlé à la trahison romaine de Brutus se joue dansle huit-clos pompeusement désigné comme parti politique: Le parti social-démocrate (PSD) avec le patriarche Pierre Claver Maganga Moussavou, secondé par l’inoxydable honorable Albertine Maganga Moussavou, le crack et précieux Biendi Maganga Moussavou et la suffisante Laeticia cette smala là et seulement elle, formait le véritable PSD qui compte.
Au plus fort de leur règne, le paternel était le dauphin de la République. Son impératrice, Tantine Albertine trônait à l’assemblée nationale. Le dandy et délicat Fiston s’éclatait au gouvernement avec passion et la petite Laeticia ratait son entrée dans la cour des grands en perdant la députation.
Les jaloux avec leur »Ditengou » vont lancer un sort au patriarche MagMouss ce sortilège dénommé »Kevazingo » allait créer l’indicible bannissement. L’onde de choc fit vaciller la famille. Biendi tint bon et survécu. Tantine Albertine s’accrocha et fit le dos rond. On laissa Laeticia à ses jeux de luxe.
Le mal était fait. Le fils si docile commencera par prendre de la distance et même de s’émanciper avec des paroles assassines et parricides du genre »lui c’est lui » et »moi c’est moi ». Et comme un malheur ne vient jamais seul, le sacrilège fut consommé lorsqu’il se converti à la doctrine de la chapelle de Louis en devenant un camarade.
Nous apprenons effarés et stupéfaits que le Biendi veut mettre dans la corbeille de la mariée Alia Bongo Ondimba les quelques très rares ouailles qui continuaient à croire encore à la provincialisation. 2023, pointe à l’horizon et si les épousailles seules ne suffisaient alors on se tourne vers les suffrages et c’est la filiation qui vole en éclats. Dur, dur la politique!






