Le Ministre de l’Équipement et des Infrastructures Christian Magnagna s’est rendu dernièrement sur la route nationale précisément sur l’axe PK5-PK12 pour se faire une idée de l’état du chantier de ce tronçon routier qui a pris du retard.
Devant le gratin de son département, le constat lui fait penser d’abord, pour justifier ce retard de livraison à l’occupation anarchique des trottoirs alors que l’Etat qui a indemnisé les populations devait passer à une autre phase. C’est un scénario bien décrit. Ce n’est pas un accident de parcours, la condition sine qua non pour s’imposer dans la poursuite de ces travaux était dans le recours à la nouvelle impulsion à l’ensemble du tronçon routier national.
Sur le papier, les raisons évoquées semblent relever du bon sens. Le Ministre est le seul à savoir que l’incivisme est comme la nature qui a horreur du vide. Mais aujourd’hui, les travaux ont presque fini. Les véhicules roulent convenablement, les embouteillages et autres tracasseries ne seront bientôt qu’un simple souvenir. La route étant libérée, d’autres moyens de développent seront déployés.
Scénario qui incite à la sérénité.
En outre, depuis, le programme de réhabilitation de cette voie principale avec l’entreprise Colas, les riverains espèrent connaitre des jours meilleurs. Notamment l’extension des lignes de Gabon Télécom qui peut connaître un coup d’accélérateur et bien d’autres réalisations s’implantant le long du tronçon.
Il convient d’envisager que ces derniers mois, les erreurs du passé seront réparées tout en veillant à expliquer aux mêmes populations les définitions stratégiques. Ce projet qui prône la décongestion de la circulation entre PK5 et PK 105 a déclenché un mouvement de l’opinion considérant que le retard n’avait pas besoin d’un autre aménagement.
En vue de réconcilier l’ambition de l’Etat avec la politique prônée par le président de la République, celle « d’accélérer la transformation du Gabon, la population espère prendre plaisir à la concrétisation de ce fil de l’histoire. Cette structure administrative qui dépend financièrement de l’Etat doit contribuer à renforcer le réseau routier pour coller à la réalité tant attendue par les différentes populations.
Si l’exercice d’imagination est aisé, l’Etat ne peut y renoncer. Que faire ? Honorer un peu plus vite ses engagements auprès de ses populations à condition d’y apporter les conditions nécessaires qui ne laisseraient pas advenir le doute. C’est une option permettant de calmer et d’inverser le rapport de forces : ce n’est plus à l’opinion de se poser des questions, mais au contraire, il s’agit de faire un peu de pédagogie à l’adresse de nos concitoyens qui n’attendent que cela. Au Ministère concerné d’user de plus de leviers d’action pour ramener la sérénité.






