Libreville le 08 octobre 2026, (Journal’ombre.com) – Le ministère de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, dispose désormais d’un tandem dont les profils interpellent le monde sportif : Paul Ulrich Kessany Zatégwa, ministre, et Olivier Youssouf Mbera, nouveau Directeur général des Sports.
Par Clinton Mombo
Le premier connaît la réalité du haut niveau pour avoir porté le maillot des Panthères et assumé le capitanat de la sélection nationale. Le second vient de l’arbitrage international et de l’administration sportive. Ancien responsable de l’arbitrage, inspecteur de la Jeunesse et des Sports et formateur à l’INJS, Olivier Youssouf Mbera apporte une expérience technique et institutionnelle construite sur plusieurs années. Il a officiellement pris ses fonctions à la Direction générale des Sports le 19 septembre 2026.
Cette complémentarité pourrait être utile à un sport gabonais qui cherche encore une trajectoire durable. Depuis son arrivée, Paul Kessany a déjà engagé des chantiers autour de la gouvernance, de la régularisation des fédérations et d’une meilleure équité entre les disciplines. Le ministère a notamment relevé que 19 des 21 fédérations reçues ne disposaient pas d’agrément technique.

L’enjeu pour le nouveau tandem sera désormais de transformer ces diagnostics en politique sportive mesurable : détection des talents, formation des encadreurs, compétitions régulières, infrastructures, accompagnement des athlètes et meilleure gouvernance des fédérations.
D’autres pays montrent qu’une politique sportive structurée peut produire des effets au-delà des seuls résultats. Au Rwanda, la stratégie publique combine détection des talents, centres d’excellence, formation technique, infrastructures et accompagnement des sélections nationales. Au Maroc, la politique sportive associe haut niveau, modernisation des fédérations, équipements de proximité et professionnalisation.
Le Gabon n’a pas besoin de copier ces modèles. Mais il peut s’en inspirer.
Avec Kessany et Mbera, le sport national dispose aujourd’hui d’un tandem qui réunit expérience du terrain, connaissance technique et responsabilité administrative. Reste maintenant à faire de cette complémentarité une méthode, des résultats et, surtout, une véritable vision pour le sport gabonais.







