La dernière livraison de l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, nous a gratifié d’une offrande propitiatoire par l’interview du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.
Par Obame D’EBOMANE
En effet, tout au long de ces échanges, les propos présidentiels étaient cristallins et transparents, sans aucune nuance d’un jeu communicationnel convenu, mais tout au contraire, Ali Bongo s’est porté au front de toutes les interrogations sans tabous et sans filtres, dans une diaphanéité déconcertante, qui fait que sa parole n’avait pas les accents de la vérité car elle était simplement la vérité.
De toutes les supputations et allégations, des réponses d’une pertinence implacable ont été données. Ainsi, l’on peut désormais apprécier les contours et les exigences, qui ont motivés les aiguillages et les changements, tant dans la gestion des hommes que dans les variations et les orientations dans la conduite des affaires de l’état. Tout a été assumé sans renonciation, ni reniement. Une volonté et une détermination, qui ne sont guidées que par l’impératif sacerdotal de servir au mieux et toujours davantage les attentes des gabonaises et des gabonais.
Avec lucidité et discernement, Ali Bongo Ondimba n’a pas fait dans l’autocongratulation. Il a reconnu les erreurs et les manquements. Fallait-il nécessairement verser dans la contrition ? Car, des pistes rectificatives, ainsi que, des solutions correctives ont été trouvées. Elles sont portées par les différentes Task forces appuyées par le plan d’accélération et de transformation, dont les résultats déjà patents autorisent un regain qualitatif et une vitalité transversale pour le pays. La diversification du modèle économique a donné une grande attractivité qui s’évalue par le panel toujours grandissant de partenaires et d’investisseurs. La lutte anti corruption reste un gage de fiabilité et de confiance.
A l’international, la vivacité et le dynamisme de la diplomatie gabonaise sont partout auréolés. On peut citer l’Union Africaine et l’Organisation des Nations Unies. Par rapport à notre partenaire historique la France, Ali Bongo, n’a nullement usé d’artifices sibyllins pour situer la qualité des rapports entretenus. Aussi a-t-il révélé que sous François Hollande, celles-ci étaient de nature équivoque mais avec Emmanuel Macron elles sont formelles et d’excellente facture.
Sur l’antienne qui s’apparente à des marrons saisonniers : La vacance de pouvoir et le statut du coordinateur général des affaires présidentielles, Ali Bongo a dit le bien-fondé et la nécessité qui justifiaient ces dispositions. Il annoncera également que le poste vacant de Vice président de la république allait sous peu être pourvu. De même, il se refusera à s’immiscer et encore moins à commenter les faits de justice.
Et à l’endroit de ses contempteurs, le Chef de l’Etat a décoché cette pique pleine d’optimisme et de dérision : De l’énergie, j’en ai à revendre. Preuve s’il en fallait qu’à la barre du Gabon se trouve un commandant plein d’entrain, de finesse d’esprit et de santé.






