Il faut croire que le la est donné, et que l’on a sonné le cor, pour que s’ouvre l’étrange cérémonie propitiatoire, dont raffolent tant les sectateurs de cette sarabande de l’absurde. Le fait est récurrent, cyclique et même saisonnier. Quoiqu’il en soit nous refuserons toujours de nous en accommoder. A l’approche imminente des bouleversements dans l’establishment politique, voilà qu’une cohorte d’acrimonieux se signalent en déversant leur fiel, et leur bile nauséeuse sur Marie Madeleine Mborantsuo, la présidente de la cour constitutionnelle.
Par Teddy Ossey
Ces derniers jours la toile et les réseaux sociaux sont en mode surchauffe, avec l’avalanche d’inepties et de propos inconvenants déversés à son endroit. Le plus surprenant à la lecture de cette littérature rance et infecte, c’est qu’il ne lui est pas fait procès des actes relevant de ces charges de juge constitutionnel. Les salves indécentes et irrévérencieuses sont dirigées contre la personne, sa vie privée et même les siens ne sont pas en reste dans cette entreprise fangeuse et nauséabonde.
Marie Madeleine Mborantsuo, n’est pas là par effraction et encore moins par irruption. Son parcours et son statut viennent ici établir et conforter l’idéal, que l’on souhaiterait pour tous c’est-à-dire être la personne qu’il faut à la place qu’il faut. Tour à tour, il lui ai fait querelle d’être de manière permanente ce socle de stabilité, et cette balise de la légalité en des moments troubles chaque fois, que notre vivre ensemble tend à vaciller. Les zizanistes patentés planqués dans tous les camps, veulent l’immoler sur l’autel de leurs ambitions interlopes.
Pour les inquisiteurs zélés, la présidente de la cour constitutionnelle devrait être frapper d’ex communication, d’expiation et même d’impénitence pour sa loyauté, sa rigueur ainsi que sa probité morale. Il est fait grand cas de sa longévité, lorsque l’on devrait plutôt se féliciter de son incommensurable expérience, et louer sa parfaite maitrise et connaissance des environnements à haute teneur stratégique. Nous ne pensons pas nous tromper, en affirmant que le mandat actuel des conseillers membres de la cour constitutionnel, a bel et bien été voté de manière consensuelle entre l’opposition et la majorité lors des fameux accords d’Angondjé. A notre souvenir nullement altéré à ce jour. Marie Madeleine Mborantsuo, n’était guère partie prenante de cette grande palabre.
A tous les égarés qui se répandent en diffamation, et sont sujets à des fantasmes obsessionnels. Sachez que si désormais vous voyez votre avenir politique en pointillés, en cela 3M n’est aucunement comptable de votre déchéance. Assumez vos turpitudes. Et la sagesse bantoue nous instruit par cette parabole simple, et pas simpliste de celui qui crache en l’air. Bassé !




