L’ancien patron de l’IAAF doit son retour au Sénégal au soutien du Jaraaf, le club de football qu’il a créé. Et à la générosité de Cheikh Seck, son actuel président, qui a personnellement mis la main à la poche.
Par Maurice Duteil
Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour, dit-on. À n’en pas douter, Lamine Diack s’est senti très aimé ce 10 mai, alors qu’il embarquait à Paris pour un vol devant le ramener à Dakar.
Après plus de cinq ans passés loin de son pays, retenu par deux contrôles judiciaires différents dans les affaires qui l’opposent à la justice française, le patriarche est rentré juste à temps pour fêter en famille la fin du ramadan. Accueilli par ses deux filles à l’aéroport, il a aussi pu retrouver son grand frère, Alioune.
Un homme désormais centenaire, qui l’a pratiquement élevé.
Ce retour discret fut orchestré étonnamment vite. Et doit beaucoup à Cheikh Seck, l’actuel président du club de football sénégalais le Jaraaf. C’est lui qui a payé rubis sur l’ongle la caution de 328 millions de F CFA (500 000 euros) fixée par la justice française.






