Lundi dernier à l’unanimité, Les députés ont adopté le projet de loi portant organisation de l’état civil en République gabonaise.
Par Obame D’EBOMANE
L’adoption de projet de loi est une étape fondamentale pour la mise en place d’un véritable fichier d’identification des personnes et d’un état civil fiable, sécurisé et moderne constitué à partir des grands registres de l’État et la collecte de données biométriques et numérisées. Et cela viendra mettre un terme à tous ces réseaux de trafic de pièces d’état civil qui décrédibilisent le système actuel d’identification des personnes.
Le message du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, Lambert Noël Matha, était on ne peut plus clair et explicite au cours de son audition devant les membres de la Commission des Lois, des Affaires administratives et des Droits de l’Homme de l’Assemblée nationale, l e projet de loi modifie fondamentalement les modalités d’identification des personnes dans notre pays.
L’innovation se base sur l’identification biométrique, numérique et centralisée des personnes à travers la collecte des informations usuelles. La centralisation des données collectées dans le registre des personnes physiques et le registre biométrique numérique et centralisé de l’état civil. Et la création d’un Centre national d’état civil et des centres et services provinciaux d’état civil. Lambert Noel Matha indiquera que: La loi prévoit l’affectation d’agents commis, à titre exclusif, à la mission d’établissement des pièces et des registres d’état civil, sans remettre en cause les compétences des officiers d’état civil actuels.
Pour le membre du gouvernement, tous ces changements ont pour objectif d’optimiser le service public de l’état civil afin qu’il parvienne à l’ensemble des citoyens. Et que la mise en place de cet état civil biométrique, numérique et centralisé se fera dans le strict respect des droits et libertés fondamentales.






