Au moment où le pays tout entier ploie sous la peine par la disparition d’un de ses fils parmi les plus illustres Casimir Marie Ange Oye Mba. Voilà que des nouvelles d’une gravité extrême viennent s’ajouter à notre affliction. Nous apprenons que les autorités onusiennes ont décidé de prendre leur distance d’avec les éléments gabonais intégrés à la minusca.
Par Obame D’EBOMNE
Les raisons évoquées sont certes recevables car suffisamment graves à tous points. Ni le viol, ni les exactions ne peuvent trouver ni grâce, ni absolution au nom de la morale, de l’éthique et de la dignité humaine. Et nous avons souvenir que chaque fois qu’il y a eût des écarts et comportements avilissants, les autorités gabonaises ont sévit sans complaisance. On parle ici des sanctions allant parfois jusqu’à la radiation.
Nous trouvons inacceptable ce traitement qui fait passer les sacrifices et l’implication permanente du Gabon à l’endroit de l’Union Africaine et de l’Organisation des nations unies en république centrafricaine pour une un accessit ou une peccadille de peu de valeur. En plus de deux décennies avec des contingents composés de milliers de nos gars, le Gabon a permis plus que bien d’autres que la RCA n’explose et s’émiette.
Sur les bords du Chari et de L’Oubangui ce sont bien les autochtones eux mêmes qui s’étripent alléchés qu’ils sont pour le diamant et l’or. La sagesse nous instruit qu’une seule dent pourrie et c’est toute la bouche qui sent. La transposition de cette maxime faite par les experts de l’Onu est ici excessive.
D’accord, quelques égarés à la libido débordante ont fauté mais de là, à vouloir faire passer tous nos valeureux soldats pour des soudards et des bandes-fort insatiables est inacceptable. Nous vivons au Gabon et nous voyons de manière permanente, le ministre de la défense nationale faire le tour des casernes et des régiments pour rappeler l’exigence incompressible de rigueur et d’exemplarité dont tout agent des forces de défense et de sécurité devrait s’imprégner aux fins de se les approprier. Cette élite méritent la reconnaissance onusienne et non cette ingratitude.






