Partons d’un postulat simple. Quoiqu’il arrive autour de nous. Il est évident que nous avons tous à un degré ou à un autre, une part de responsabilité. Il n’est point besoin d’en mesurer les effets. La moindre interstice peut conduire au chaos et à l’effroi.
Le devoir d’insolence devrait interdire des dirigeants frappés de frilosité. De même qu’il exige un peuple toujours sur la brèche et non sombrant dans l’indolence. Nous pouvons continuer à nous mettre des oeillets et nous dire que cela n’arrive qu’aux autres.
Mais la roue de l’histoire peut s’avérer facétieuse et cruelle. Elle nous prendra à revers brutalement car nous n’aurions pas su lire les signes du temps. La précipitation et l’empressement ne font pas l’hardiesse. Ce sont plutôt des preuves qui montrent que l’édifice se fissure. Nous ne disons pas non plus que toute retenue soit héroïque.
Il nous faut accepter que tout cycle a une vie et que toute vie a un terme. Alors, il convient de prendre les symptômes pour ce qu’ils sont. Oui, ils sont porteurs de gênes mortifères que secrète la vie elle-même quand elle arrive au crépuscule de son cycle.
Et c’est ici, que le droit d’insolence s’impose plus que jamais comme un régulateur et une interface d’harmonie et de cohésion. Puisque tous les signes et épiphénomènes sont annonciateurs d’une fin inéluctable. Cette fin sera-t-elle une régénérescence qui donne lieu à un renouveau ou une extinction définitive dont seul le hasard sonnera le glas?
On peut prêcher pour le rite sacrificiel de l’expiation. Le bien s’extirpera des cendres du mal. Surtout, qu’il ne nous soit pas interdit de faire pousser du fumier les fleurs de l’espoir et de l’abondance. Mais l’urgence et le vide sont des accélérateurs d’ambition…
Par Obame D’EBAUMANE





