Libreville le 23 Août 2026, (Journal’ombre.com) – Le retour de 28 Gabonais depuis l’Afrique du Sud illustre une diplomatie qui entend donner une portée concrète à la protection des compatriotes établis à l’étranger. Arrivés à Libreville le mercredi 19 août 2026, ils ont regagné le pays dans le cadre d’une opération de rapatriement volontaire mise en œuvre à la suite des préoccupations exprimées par des ressortissants gabonais.
Par Obame D’EBOMANE
À l’origine de cette démarche, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a instruit le ministère des Affaires étrangères de prendre les dispositions nécessaires pour assurer le suivi de la situation des Gabonais présents en Afrique du Sud et faciliter, lorsque cela est souhaité, leur retour au pays.
Sous la conduite de la ministre Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, le Haut-Commissariat du Gabon en Afrique du Sud a ainsi accompagné les compatriotes concernés jusqu’à leur retour. Le contexte sud-africain, marqué par des tensions récurrentes autour de la présence de populations étrangères, donne à cette opération une dimension particulière. Mais il convient de rester précis : les 28 retours sont volontaires et ne constituent pas un rapatriement collectif imposé.

L’intérêt de l’opération réside donc moins dans son ampleur numérique que dans le signal politique qu’elle adresse : la diaspora devient un élément concret de l’action extérieure de l’État. Pour le Chef de l’État, Oligui Nguema, cette démarche traduit une conception de la responsabilité de l’État qui ne s’arrête pas aux frontières nationales. Lorsqu’un compatriote souhaite rentrer dans son pays dans un contexte qu’il juge préoccupant, les services diplomatiques doivent pouvoir organiser et sécuriser ce retour.
Cette opération ne prétend évidemment pas résoudre les tensions migratoires en Afrique du Sud. Elle constitue toutefois un acte concret de protection consulaire et d’accompagnement de la diaspora. Pour les 28 Gabonais concernés, l’essentiel est désormais ailleurs : retrouver Libreville et renouer avec le pays. Pour les autorités, l’enjeu est plus large : faire de la protection des Gabonais à l’étranger une réalité opérationnelle de la diplomatie nationale.






