La Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) a fait connaître au grand public ainsi qu’aux assurés la liste de médicaments remboursables par l’assurance maladie publique. Celle-ci compte 1605 médicaments remboursables contre 1413 en 2018. Un renforcement de la prise en charge de la Cnamgs qui devrait pouvoir réduire davantage le reste à payer des assurés dans les pharmacies.
Par Franck Mohamed
C’est au travers d’un atelier sur la révision de la liste nationale des médicaments remboursables que cette liste a été arrêtée. Aux côtés de la Cnamgs de nombreux spécialistes de la santé au Gabon y prenaient part. Un atelier qui, selon Georgette Ndong Youssouf, présidente de la Commission, avait pour objectif de répondre plus efficacement aux besoins de santé de la population.
Le but visé par cette session de révision était de privilégier la délivrance des médicaments efficaces et disponibles sur le marché. Ce sont donc 1605 médicaments qui dorénavant seront pris en charge par l’assurance maladie contre 1413 il y a trois ans. « Nous avons pu retirer certains médicaments dont l’efficacité n’était pas prouvée. Certains médicaments qui n’étaient pas du tout commercialisés, certains médicaments qui avaient des effets toxiques ont été notifiés. Donc, cette liste pourra être utilisée partout sans aucun problème », a-t-elle expliqué.
En renchérissant, le directeur du Contrôle médical et de la lutte contre la fraude, Ponce Nfoubou Kodely, cette nouvelle liste viendra faciliter l’achat des médicaments aux assurés Cnamgs. »Les populations sont souvent confrontées à des problèmes de coût d’achat. Lorsque la CNAMGS rend disponible cette liste, le principe c’est aussi à la base de permettre à l’ensemble de nos assurés de pouvoir s’approvisionner à moindre coût », a-t-il laissé entendre.
Une indication ferme a été faite par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) qui affirme et rassure qu’elle veillera à l’approvisionnement effectif en médicaments des structures pharmaceutiques agréées Cnamgs afin de pallier le risque de rupture de médicaments. Une situation pouvant engendrer des conséquences dramatiques.







