Libreville le 27 Avril 2026 (Journalombre.com)- La réforme avance sans bruit, mais ses effets pourraient être déterminants. Avec le Répertoire interministériel des métiers de l’État gabonais (RIMEG), le gouvernement engage une refonte en profondeur de son administration. Derrière cet outil technique se joue une ambition claire : rendre l’État plus efficace, lisible et performant.
Par Franck Mohamed
Présenté à la ministre Laurence Ndong avec l’appui d’experts de la Banque mondiale, le RIMEG s’attaque à un problème structurel : l’écart entre les compétences des agents et les postes occupés. Pour y répondre, il propose une cartographie inédite des métiers publics, structurée autour de 17 domaines et 141 emplois de référence. Chaque fonction est désormais définie avec précision, intégrant missions, compétences et perspectives d’évolution.
Mais la vraie rupture est ailleurs. Le RIMEG introduit une logique de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, permettant d’anticiper les besoins, d’optimiser les effectifs et de mieux affecter les ressources humaines. Une évolution majeure pour une administration souvent critiquée pour ses lourdeurs.
Au-delà de l’organisation interne, l’enjeu est économique. En améliorant la gestion des ressources et la qualité du service public, cette réforme devient un levier de maîtrise des dépenses et de crédibilité de l’action publique. Elle traduit une volonté politique forte : faire de l’administration un moteur de développement.
Prochaine étape décisive : l’atelier national de validation du 30 avril 2026. Le défi commence là. Car une réforme ne vaut que par son application. Si le RIMEG est pleinement déployé, il pourrait marquer un tournant durable. Sinon, il rejoindra la liste des ambitions inachevées. Une chose est sûre : moderniser l’État n’est plus un choix, c’est une urgence.







