Bien évidemment, il y aura comme de coutume une légion d’incrédules qui par principe trouvera toujours à ergoter, quand bien même les faits sont indéniables. Il y a quelques jours à peine, une des agences d’évaluation parmi les plus prestigieuses reconnaissait et louait le trait d’excellence particulier du Gabon en matière de droits humains.
Par Obame D’EBOMANE
Cette institution faisait de notre pays le leader dans la sous-région pour cette problématique d’une délicatesse extrême. Et comme pour corroborer cette marque de distinction, les tribunaux nationaux viennent de donner une preuve manifeste et indéniable en déclarant recevable la plainte déposée par des compatriotes regroupés au sein du collectif Appel pour Agir.
La requête introduite d’une sensibilité singulière, ne visait ni plus, ni moins que le Chef de l’Etat. Il faut se rappeler que le grief, qui motivait cette initiative, portait sur l’analyse et l’expertise médicale sur la personne du président de la république, aux fins d’apprécier si ce dernier était toujours en capacité, d’assumer les devoirs de sa charge après le triste épisode survenu à Ryad en octobre 2018.
En toute sincérité, reconnaissons que le fait en lui- même est inédit voire rare, quand il n’est pas simplement unique sur le continent. Nous avons ici, la preuve indubitable de l’extraordinaire qualité du fonctionnement de notre dispositif institutionnel. N’en déplaise aux jeteurs de sort. Une telle parenthèse démocratique d’aussi grande portée est à mettre au crédit et à la conception qu’Ali Bongo Ondimba se fait de la pratique politique. En d’autres lieux, que de remparts d’impossibilité auront été érigés, pour débouter cette démarche en la frappant du sceau infamant de lèse- majesté ou d’outrage au Chef de l’Etat. Quand un greffier fort de son bon droit établi une convocation à l’endroit du président de la république. Nous mettons au défi quiconque de venir pérorer que le Gabon n’est pas un état de droit. Car, ce fait est l’évidence par excellence, qui démontre que la démocratie s’exerce pleinement sous nos cieux.
Quand la représentation nationale est bousculée sans ménagement et interpellée de manière vigoureuse, et que dans le même temps la cour constitutionnelle s’active de saisine en saisine. Alors, nous comprenons aisément pourquoi, Ali Bongo Ondimba est sacralisé dans le cercle étroit et extrêmement sélectif des cinq personnalités les plus influentes du continent.
Nous devons légitimement féliciter le Chef de l’Etat pour cette distinction de grand prestige dont le rayonnement avec fierté honore tout le Gabon. Quittons-nous avec une pensée bienveillante pour nos vaillantes panthères.






