Libreville le 30 Août 2026, (Journal’ombre.com) – Se saisissant de la commémoration du 3 ème anniversaire de la fête de la Libération du 30 août 2023, Brice Clotaire Oligui Nguema vient donner à la « Libération » une traduction concrète. Ainsi, depuis Makokou, le Chef de l’État a délivré une adresse qui va bien au-delà de la seule commémoration pour définir le cadre d’un nouveau contrat politique reposant sur trois axes: Réformer l’État, restaurer l’autorité publique et améliorer qualitativement les conditions de vie des populations Gabonaises.
Par Teddy Ossey
Le choix de l’Ogooué-Ivindo n’est pas anodin. Province présentée comme une terre historique de résistance, elle a également été, selon le chef de l’État, l’un des premiers foyers de mobilisation populaire avant le 30 août 2023. En rappelant cette histoire, Oligui Nguema inscrit la Libération dans une continuité mémorielle tout en présentant les investissements réalisés à Makokou, Mekambo, Ovan et Booué comme les premières matérialisations du changement promis.
Sur le terrain politique, le chef de l’État affiche une ligne claire : l’égalité devant la loi et la responsabilité doivent s’appliquer à tous. Gouvernement, magistrats, militaires, fonctionnaires ou opérateurs économiques ne doivent, selon lui, bénéficier d’aucune protection corporatiste. Le message est direct : la réforme de l’État passe aussi par la discipline et la reddition des comptes.

Sur le plan économique, le discours met l’accent sur l’investissement public, l’entrepreneuriat et la rigueur dans la gestion. La création de la BCEG doit soutenir les jeunes entrepreneurs, tandis que le président annonce un renforcement des mécanismes de contrôle face aux bénéficiaires qui ne respecteraient pas leurs engagements.
Le volet social occupe également une place centrale. Oligui Nguema annonce 44 milliards de FCFA pour le plateau technique sanitaire, 6 milliards pour la réouverture des restaurants hospitaliers et 5 milliards supplémentaires pour les prestations de la CNAMGS. Enfin, l’audit de la Fonction publique, avec 62 % de dossiers examinés déclarés irréguliers, devient l’un des marqueurs de cette volonté de transformation.
À Makokou, le chef de l’État résume ainsi sa doctrine : la Libération n’est plus seulement un événement à commémorer, mais une exigence quotidienne de résultats.






