Hier à son siège de Louis, le Parti Démocratique Gabonais par la voix de l’un de ses portes-parole, l’honorable David Ella Mintsa, a avec subtilité caustique et finesse sarcastique tourné en bourrique le président du parti social democrate, Pierre Claver Maganga-Moussavou, après sa calamiteuse et déplorable annonce de sa candidature à la présidentielle 2023. Les propos inélégants ainsi que les affirmations à l’en porte pièces de Magmouss lui ont valu une volée de bois vert en riposte faite par la chapelle de Louis.
Par Obame D’EBOMANE
Pierre Claver Maganga Moussavou, doit se démander quel mauvais génie l’aurait inspiré le 15 mars dernier, lorsqu’il présentait à la face du pays son énième candidature pour la présidentielle à venir. Le chef de fil du Parti Social Démocrate, s’est lâché totalement en roue libre, par des récriminations véhémentes, des critiques acerbes et infondées, pour finir avec une offensive qui mêlait frustrations et chantages éhontés à l’endroit du Chef de l’Etat Ali Bongo ondimba, au prétexte que ce dernier déclarait lors des festivités du 12 mars dernier, envers ses militants les mots qui suivent : Chers Camarades, 2023 approche à grand pas, je serai là avec vous, la seule issue est la victoire. Une victoire, franche, nette indiscutable, pour que le travail commencé soit achevé.
L’écho de cette phrase a eut une résonance toute particulière et a déclenché l’ire irrépressible et sans limite de Maganga Moussavou. Aussi, le conseiller stratégique du Distingué Camarade Président, avec sa gouaille et sa faconde ne s’est guère gêné de faire la leçon au bouvier de Moutassou : Certes le Gabon a fait le libre choix depuis 1990 de promouvoir le pluralisme politique démocratique, qui permet désormais à tout compatriote jouissant de ses droits civiques, de faire acte de candidature à toute élection politique. Cependant il n’en demeure pas moins que l’élection présidentielle doit rester ce rendez-vous majeur entre un homme et son peuple.
Il soulignera l’indignation et la stupéfaction du Parti Démocratique Gabonais suite aux invectives et aux billevesées toute en vacuité faites par un acteur politique majeur, qui tout au long de ces trois décennies, aura toujours été impliqué dans la gestion de l’Etat.
David Ella Mintsa, fera une lecture limpide et pertinente de la sixième candidature de l’ancien vice-président à une élection présidentielle. Il la présente comme étant l’expression d’une frustration consécutive à la perte de privilèges. Cette attitude de reniement, du reste surprenant, de la part d’une personnalité qui a occupé de de hautes fonctions au sein de l’exécutif, cache mal la frustration née de la perte de certaines positions privilégiées au sein de l’appareil étatique.
Le porte parole sera impitoyable à l’endroit de Magmouss lorsqu’il affirme: A travers cette énième candidature, l’intéressé voudrait-il faire oublier son implication à un très haut niveau dans la gestion du pays ou poursuit-il simplement son étrange trajectoire politique ponctuée, depuis 30 ans, par d’incessants va-et-vient entre la majorité et l’opposition ? Ce réquisitoire semble déjà donner au PDG, une marge importante d’avance sur le PSD. Il aurait suffit à Manganga Moussavou d’être circonspect et réservé dans ses propos que pareille humiliation lui aurait été évitée.





