C’est à l’unanimité que les deux chambres du parlement, l’Assemblée nationale et le Sénat, ont voté et adopté le projet de révision constitutionnelle réunis en congrès, le jeudi 6 avril 2023, avec 178 voix pour (86%), 8 contre, 12 abstentions, sur 198 votants.
Par Obame D’EBOMANE
Les parlementaires, réunis en congrès, ont adopté à 86% le projet de révision de la Constitution découlant des résolutions de la concertation politique tenue en février dernier.
De ce vote, on note un total de 205 inscrits, 198 votants, 12 abstentions, 178 pour, 8 voix contre. C’est un scrutin qui n’a pas laissé insensible le Premier ministre, Alain Claude Bilié-By-Nzé. Aussi, dans son propos envers les parlementaires il et s’est exprimé ainsi qu’il suit: Le Parlement s’inscrit, comme à l’accoutumée, dans l’élaboration de projets d’avant-garde pour le raffermissement de notre démocratie et de l’État de droit.
Il n’y a, en effet, dans la révision actuelle, aucun parti pris tendant à favoriser un camp sur un autre et que les dispositifs ayant fait l’objet de révision sont les mêmes pour tous.
Il s’agit là de mesures importantes, dont la mise en œuvre conduirait indubitablement à des élections moins contestées et aux lendemains électoraux plus apaisés et que ceux qui avaient pensé que la Concertation politique avait pour but le partage des postes se sont trompés.
Il est important de signaler que cette révision était axée sur 6 articles et visent les consultations électorales, conformément aux recommandations de la concertation politique convoquée par le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba en février dernier.
Le texte, pris en application de la Constitution, et préalablement présenté par le Premier ministre à l’Assemblée nationale et au Sénat, modifie, les articles 4, 9, 10, 11, 15 et 111. Lesquels concernent les élections notamment, le suffrage, l’âge d’éligibilité, la durée du mandat du Président de la République, les personnes éligibles à la fonction de président de la République, la nomination du Premier ministre et des autres membres du gouvernement.
Il faut noter que cette révision consacre le principe de l’alignement de tous les mandats politiques et harmonisation de leur durée à cinq ans (mandats du président de la République, des sénateurs, des députés et des élus locaux), la non-limitation de tous les mandats politiques, l’adoption du scrutin à un tour pour toutes les élections politiques, le passage de 18 ans à 30 ans : âge d’éligibilité pour le candidat au poste de président de la République, le passage de 40 ans à 35 ans : âge d’éligibilité pour les sénateurs, le passage du délai d’enrôlement de 45 à 30 jours.
Le congrès du Parlement est conforme à l’article 109 de la Constitution. C’est donc sans doute une belle avancée dynamique pour notre démocratie.





