Le dernier sommet des chefs d’état membres de la CEEAC, qui s’est tenu récemment en Guinée Équatoriale a surpris plus d’un observateur par sa résolution finale extraordinairement inflexible envers les nouvelles autorités de la transition au Gabon.
Par Obame D’EBOMANE
Pourtant, Archange Touadéra, le facilitateur en charge du dossier Gabon et des sanctions, qui lui sont imposées se montrait optimiste, et l’on pensait se diriger vers un assouplissement à défaut d’une levée totale des mesures arrêtées par l’organisme sous-régionale au lendemain des évènements du 30 août 2023.
L’idée d’une sortie de crise heureuse pour le Gabon était par ailleurs conforté par les déclarations et les assurances, que les différents présidents ont donné au Général Brice Clothaire Oligui Nguema au cours des visites faites. Sans céder à l’émotion, il nous a été donné de constater le peu d’enthousiasme manifesté par le président angolais Jao Laurenço de recevoir le président de la Transition.
Les résolutions de Malabo nous permettent d’avoir une appréciation de la tiédeur de Luanda envers les autorités du CTRI. En effet, l’Angola se pose en tête de pont absolument hermétique, et radicalement opposé à la moindre concession, qui irait dans le sens de soulager le Gabon de ce goulot d’étranglement, que constituent le chapelet de sanctions.

C’est ici, le lieu de s’étonner de cette implacable fermeté du président Laurenço, et de se demander quelles en sont les vraies motivations et les réelles raisons. La communauté internationale a salué le coup de libération du CTRI, et cette exemplarité vient encore ce jour d’être souligné au siége des nations unies à New York, par le Secrétaire Général de cette institution le portugais Antonio Gutteres.
Le Secrétaire Général de l’Onu a formellement déclaré qu’il soutenait le Gabon et qu’il s’engage pour la réussite de la transition. Tout ceci, nous ramène à notre interrogation formulée plus haut. Quelles sombres desseins cachent l’intransigeance de Luanda? Jao Laurenço devrait être le plus ardent soutien de Brice Clothaire Oligui Nguema.
On se souvient de comment, il a frappé la famille de feu José Eduardo dos Santos de par la gabegie orchestrée par la parentèle de ce dernier. La première fille Isabel Dos Santos a fuit le pays, et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Le fils José filomeno sousa de Santos a été embastillé pour détournement de deniers publics. Au regard du carnage, et du génocide financier opéré par l’entourage immédiat d’Ali Bongo Ondimba, et lorsque l’on voit la véritable prouesse en termes de redressements à l’impact transversal réalisée par le président de la Transition en trois mois à peine.
Les observateurs sont éffarés par l’entêtement de l’Angola, et l’on n’est pas loin de soupçonner que des manoeuvres et des machinations souterraines sont ourdies, pour fragiliser la transition en marche. Jao Laurenço est simplement l’iceberg visible mais à quelle fin.






