Libreville le 08 Avril 2026 (Journalombre.com)-Le Gabon accélère sur le front du logement. Avec la mise sur le marché de 2 500 parcelles par la Société Nationale Immobilière, les autorités enclenchent une nouvelle phase de structuration urbaine, à la fois sociale et économique.
Par Obame D’EBOMANE
Portée par le ministère en charge de l’Habitat, sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, cette initiative vise à répondre à une double urgence : réduire le déficit en logements et encadrer l’expansion rapide des zones urbaines. Autour de Libreville, la pression démographique a favorisé l’extension désordonnée des périphéries, rendant indispensable une offre foncière mieux organisée.
Le dispositif repose sur un prix attractif fixé à 5 500 FCFA le mètre carré, soit environ 2,75 millions FCFA pour une parcelle standard. Une tarification volontairement accessible, destinée à élargir l’accès à la propriété, notamment pour les classes moyennes, tout en limitant la spéculation.

La répartition des terrains répond à une logique d’équilibre territorial. Si des zones comme Essassa, Bikélé ou Nkok concentrent une partie importante de l’offre, d’autres villes comme Port-Gentil, Franceville ou Moanda sont également concernées. Objectif : désengorger la capitale et soutenir le développement des pôles urbains secondaires.
Autre atout majeur : la délivrance de titres fonciers sécurisés. Un élément clé dans un contexte marqué par de fréquents litiges, et qui ouvre l’accès au crédit bancaire et à l’investissement immobilier formel. Reste un défi essentiel : la viabilisation des sites. Accès à l’eau, à l’électricité et aux routes conditionnera l’attractivité réelle de ces parcelles.
Au-delà du logement, cette opération ambitionne de dynamiser le BTP, stimuler l’investissement et renforcer la diversification économique du Gabon.






