Libreville le 12 Mai 2026, (Journalombre.com)- En marge du sommet Africa Forward, Proparco et la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) ont signé le 11 mai 2026 un protocole d’accord portant sur le financement de la phase III de modernisation du Transgabonais.
Par Obame D’EBOMANE
D’un montant de 225 millions d’euros, ce programme bénéficie du soutien de la Société financière internationale et s’inscrit dans une coordination avec l’Agence Française de Développement, qui prévoit un appui souverain à l’État gabonais. Une subvention de l’initiative européenne Global Gateway est également attendue.

Long de 648 km, le Transgabonais constitue une infrastructure vitale pour le Gabon. Il assure le transport des passagers, des marchandises et des ressources minières, notamment le manganèse, tout en représentant souvent le principal axe de désenclavement de plusieurs zones du territoire. Les partenaires estiment que cette ligne ferroviaire contribue à près de 20 % du PIB national.
Au-delà d’une simple opération de maintenance, l’enveloppe de 225 millions d’euros engage une transformation profonde du réseau. Elle prévoit le renouvellement des voies, le renforcement des dispositifs de sécurité, l’augmentation des capacités de transport et une amélioration globale de la fiabilité du service.

L’objectif est de renforcer la compétitivité logistique du pays, d’élargir les flux de fret au-delà du secteur minier et de dynamiser le transport des voyageurs, avec des retombées attendues sur les coûts et l’activité économique.
Cette modernisation s’inscrit également dans une logique de transformation structurelle. Elle vise à améliorer l’attractivité du Gabon pour les investisseurs, à accompagner la transition vers des modes de transport plus sobres en carbone et à soutenir des objectifs de développement durable liés aux infrastructures résilientes et à la réduction des inégalités territoriales.
À terme, cette nouvelle phase devrait repositionner le Transgabonais comme un levier central de l’intégration économique nationale et un axe ferroviaire de référence en Afrique centrale.





