Libreville le 23 Août 2026, (Journal’ombre.com) – À Makokou, la troisième édition de la Fête de la Libération change d’échelle. Sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la commémoration du 30 août 2023 s’étend sur plusieurs jours et se transforme en une séquence à la fois politique, sociale, économique et territoriale.
Par Obame D’EBOMANE
Du 20 au 31 août, la capitale de l’Ogooué-Ivindo accueillera séminaires, caravane médicale, marché, colloque, forum économique, opérations administratives, compétitions sportives, inaugurations et visites de chantiers. Le point culminant restera le 30 août, avec les cérémonies officielles, les décorations et le défilé militaire et civil.
Mais derrière le calendrier festif, le choix de Makokou traduit surtout une volonté politique : déplacer le centre de l’attention nationale vers les territoires et associer la commémoration à des réalisations concrètes. Dix-sept projets sont ainsi annoncés à Makokou et dans les quatre chefs-lieux de département de la province. Le déplacement présidentiel doit également être marqué par des inaugurations, des visites de chantiers et la découverte des chutes de Kongou.

Après Libreville en 2024 et Tchibanga en 2025, le modèle s’installe progressivement : chaque édition devient l’occasion de mettre une province sous les projecteurs, d’y concentrer temporairement l’action publique et de rapprocher les institutions des populations. À Makokou, cette dimension prend une portée particulière. L’Ogooué-Ivindo occupe une position stratégique dans l’avenir minier du Gabon, notamment avec le projet de fer de Bélinga.
La pose annoncée de la première pierre du siège de Fortescue Iron vient renforcer cette lecture économique de l’événement.Historiquement, le 30 août renvoie à la rupture politique de 2023. Trois ans plus tard, le président Oligui Nguema cherche à inscrire cette date dans un récit davantage tourné vers l’action publique, le développement territorial et la proximité avec les populations.
La véritable évaluation commencera toutefois après les festivités. La réussite de cette troisième Fête de la Libération se mesurera moins à son faste qu’à la capacité des investissements annoncés à produire des effets durables pour les habitants de l’Ogooué-Ivindo.







