Libreville le 07 Octobre 2026, (Journal’ombre.com) – Franceville ne sera pas seulement, ce mercredi 7 octobre 2026, la capitale administrative du Haut-Ogooué. Elle devient, le temps de la 6e Assemblée générale de l’Association des maires du Gabon (AMG), le point de rencontre entre le pouvoir central et les collectivités locales.
Par Obame D’EBOMANE
La présence du vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, donne d’emblée un poids institutionnel particulier à ce rendez-vous. Arrivé mardi dans la capitale provinciale, il doit présider, au nom du président Brice Clotaire Oligui Nguema, la cérémonie d’ouverture de ces assises. À ses côtés figurent notamment le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, et le maire de Libreville, Eugène Mba, président de l’AMG.
Derrière le protocole, le message est clair : la décentralisation est désormais abordée comme une question directement liée au fonctionnement des communes et à leur capacité d’action.
Le thème retenu — « La décentralisation pour une meilleure gestion urbaine afin de bâtir des communes fortes de la Cinquième République » — place les maires devant une équation concrète : comment disposer de collectivités capables de répondre aux besoins des populations tout en s’inscrivant dans la nouvelle architecture institutionnelle ?
La dimension politique de cette rencontre tient justement à cette articulation. La décentralisation ne consiste pas uniquement à transférer des compétences. Elle pose aussi la question des moyens, des responsabilités et de la capacité des collectivités à mettre en œuvre les décisions.
À Franceville, les maires doivent donc confronter leurs expériences et faire remonter les difficultés rencontrées dans la gestion quotidienne des communes. Voirie, salubrité, organisation urbaine ou services essentiels constituent autant de réalités qui donnent un contenu concret au débat institutionnel.
La présence du vice-président permet ainsi de placer directement ces préoccupations dans le dialogue entre l’État et les collectivités. Mais elle ne règle pas, à elle seule, la question de l’efficacité municipale.
L’enjeu des travaux sera précisément de faire émerger des recommandations applicables. Car une décentralisation crédible se mesure moins à la multiplication des discours qu’à la capacité des communes à exercer effectivement leurs responsabilités.






