Libreville le 23 Juin 2026 (Journal’ombre)- La crise de l’eau et de l’électricité au Gabon prend une dimension politique nouvelle. Dans un communiqué remarqué, l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), parti fondé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, a publiquement interpellé la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) sur la persistance des dysfonctionnements qui affectent le quotidien des populations.
Par Obame D’EBOMANE
Cette prise de position intervient alors que l’État a mobilisé, depuis le début de la Transition, près de 1 000 milliards de francs CFA pour soutenir le secteur énergétique et hydraulique. Ces investissements étaient destinés à réhabiliter les infrastructures, renforcer les capacités de production, moderniser les réseaux de distribution et améliorer l’accès à l’eau potable.
Pourtant, les difficultés persistent. Délestages récurrents, coupures prolongées et pénuries d’eau continuent d’affecter plusieurs quartiers de Libreville ainsi que de nombreuses localités de l’intérieur du pays, avec des conséquences directes sur les ménages et l’activité économique.
Face à ce constat, l’UDB estime que l’importance des ressources engagées impose désormais une obligation de résultats. Le parti souligne que les attentes des populations demeurent largement insatisfaites malgré l’effort financier consenti par l’État.
L’interpellation de l’UDB marque une évolution notable du débat public. En mettant l’accent sur l’écart entre les investissements réalisés et les résultats observés, le parti présidentiel introduit la question de la responsabilité dans la gestion du secteur. Le message est sans équivoque : les financements ont été mobilisés, il appartient désormais aux gestionnaires de démontrer leur efficacité. Dans un contexte où l’accès à l’eau et à l’électricité conditionne la qualité de vie, la stabilité sociale et l’attractivité économique du pays, la performance des opérateurs sera désormais jugée à l’aune des résultats concrets obtenus sur le terrain.







