Depuis plusieurs années, la PG41 avait totalement disparu des radars. Plus aucun son, ni aucune image ne venait plus de cette plateforme regroupant 41 partis politiques. Sans nul doute que les échéances à venir ont finalement suscité leur retour sur la scène politique nationale. Par sa gouaille, sa faconde et sa grande expérience politique le choix porté sur Louis-Gaston Mayila, président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) laisse penser que ses pairs se donnent une ambition et pour cela le charisme de ‘’Missu Bala’’ est tout à la fois un gage et une arme stratégique redoutable.
Par Obame D’EBOMANE
Les propos qui suivent prononcés par le nouveau président de la PG41 sont sans équivoques : Par ce vote massif, enthousiaste et sans fard, vous venez de m’inviter à rendre plus grande et plus belle notre maison. Vous me demandez, avec la chaleur nécessaire, à porter haut le flambeau de notre camp, à demeurer en votre compagnie, avec vous et pour vous. Mettons à profit cette force, ce regroupement, cette union, pour proposer aux Gabonaises et aux Gabonais, de nouveaux schémas, de nouveaux challenges, pour être ce groupe qui ne se limite pas, qui ne se contente pas de critiquer, mais propose des pistes de sortie de crise.
Par un subtil glissement, maître Mayila se veut et s’impose dans une perspective consensuelle, aussi affirme t-il : le Gabon a besoin des gens qui ont en tête une seule idée, le changement, de l’audace, toujours de l’audace et encore de l’audace dans les pistes, dans les choix, dans les propositions que nous avons à faire à ceux-là qui aujourd’hui dirigent notre pays.
Et pour ne pas manquer à son lyrisme, il va clamer que : Nous avons la lourde responsabilité de représenter l’espoir de tout un peuple, l’espoir de tout un camp, l’espoir de ceux qui pensent que le Gabon n’est pas fini.
Refusant le doute, il va fustiger tous ceux qui veulent d’un Gabon politique à minima et il va décrire le sombre tableau que cela représenterait : Si nous ne changeons pas, nous risquons nous-mêmes, nos enfants ou peut-être nos petits-enfants, d’assister aux funérailles du Gabon », souligne-t-il. Et de rajouter : « Notre rôle à nous, est de nous battre, de mettre tout en œuvre, pour que le Gabon ne meure pas, pour que le Gabon demeure éternel.






