Au regard des résultats de 2021, on peut affirmer que la société gabonaise de raffinage (Sogara) est sortie de l’œil du cyclone. Son redressement s’affiche et se constate d’après les chiffres de la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale (DGEPF). Désormais on peut dire que l’embellie est revenue.
Par Treisha Leyla
En analysant les chiffres des neuf premiers mois de l’année 2021, il en ressort que le volume de brut traité par Sogara s’est consolidé de 32,8 % à 761 705 tonnes métriques contre 573 464 tonnes métriques à la même période en 2020. Ce retour positif est attribué à la régularité de l’approvisionnement de la société en pétrole brut, et aussi par le report de » l’arrêt performance » de décembre 2022.
On constate que les importations de produits pétroliers ont baissé de 25,9 % sur la période sous revue, en lien avec le dynamisme de la raffinerie après la dissolution de la GOM. Et il en est de même pour le deuxième trimestre consécutif qui voit les importations en baisse, avec une accélération au troisième (-12 %) contre -2 % au deuxième. Sur le plan commercial, à l’exception des ventes du turbine fuel qui continuent de pâtir de la lente reprise du transport aérien, les volumes vendus des autres produits pétroliers raffinés ont progressé tant sur le marché local qu’extérieur, en raison de la fermeté de la demande. En conséquence, le chiffre d’affaires a très fortement augmenté pour se situer à 309,6 milliards FCFA contre 126,4 milliards FCFA un an plus tôt. Pour SOGARA, l’horizon est véritablement dégagé.








