M. ministre d’Etat nous allons nous indigner ensemble mais tout de même y a –t-il de bonne ou de mauvaise maltraitance. Ces conditions d’hébergement piteuses et sordides sont-elles dignes d’un pays comme le nôtre? Toutes ces privations et humiliations, dites- nous est-ce-que nos filles les méritaient?L’incurie de la tutelle a conduit à la débâcle sur les terrains. L’abandon est le commencement des travers et des déviances.
Par Clinton Mombo
Jusqu’ici cela se chuchotait, se murmurait une véritable omerta couvrait ces faits ignobles, délictueux et répréhensibles. Que vouliez –vous malheur à celle qui trahissait. Elle se savait bannie et à jamais les portes des pantheresses lui étaient fermées. Le sport qui aurait dû permettre l’épanouissement de ces filles, nos enfants les a brutalement propulsés dans l’abominable jungle où sévissent des prédateurs sexuels impitoyables toujours en quête de chair fraîche.
C’est joli et beau de prendre ces postures aujourd’hui en se disant offusqué, choqué et voire même épouvanter par l’abjection et l’horreur de tout ce récit. Sur quels gages de moralité, d’intégrité et de sérieux se sont appuyés les décideurs pour laisser cette horde de bonobos accompagner les filles si loin et en dehors de toute sécurité.
Elles ont été livrées à la bestialité et à l’obsession de dépravés criminels. Les symptômes de cette abomination peuvent se révéler irréversible et causer de très graves traumatismes. Elles ont été harcelées sexuellement et violées. Le mutisme était la caution et la garantie de figurer dans l’effectif de l’équipe nationale. Ce chantage ignoble a permis cette immorale entreprise. Nos filles ont le droit de pratiquer le sport de leur choix pour leur épanouissement. Si leur talent le permet, elles ont le droit d’intégrer les sélections d’élite. Elles ont le droit de se sublimer en défendant les couleurs de notre nation.
Elles ont le droit de perdre des matches même par des scores inédits car cela reste du sport. Elles ont le droit d’avoir la juste récompense de leurs efforts mais vous, vous n’avez pas à leur imposer un droit de cuissage. Votre libido débordante vous donne juste le droit d’aller au gnouf et d’être exposer à la face de la nation. Enfin que la justice se donne le droit d’avoir la main particulièrement lourde quand elle devra vous châtier.







