Libreville le 15 septembre 2026, (Journal’ombre.com) – Les ordures qui s’accumulent dans plusieurs quartiers de Libreville ne résultent pas d’un abandon du terrain par Clean Africa. Dans un communiqué, la société explique cette perturbation par un « incendie inhabituel » survenu sur le site de la décharge municipale de Mindoubé.
Par Franck Mohamed
Maîtrisé grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers, le sinistre a néanmoins endommagé certaines installations et ralenti les opérations de dépotage. Conséquence directe : toute la chaîne de collecte s’est retrouvée perturbée. Même les camions, pourtant habitués à avaler quotidiennement des tonnes de déchets, doivent composer avec cette situation exceptionnelle.
Face à cet épisode, Clean Africa assure ne pas rester les bras croisés. Ses équipes sont déployées sur le terrain pour résorber les tonnages accumulés et rétablir progressivement le ramassage dans les meilleurs délais. La société dit mesurer les désagréments causés aux habitants et présente ses regrets aux usagers.
Cette mobilisation mérite d’être relevée. Dans une ville où la production de déchets ne connaît pratiquement aucun jour férié, le moindre ralentissement du dispositif devient immédiatement visible. Les agents de collecte doivent donc intervenir dans un contexte où la demande reste constante, alors même que les capacités de dépotage de Mindoubé sont fragilisées.
Clean Africa rappelle par ailleurs que la saturation de cette décharge est un problème connu. Une réponse structurelle est annoncée à travers le futur Centre d’enfouissement technique de Nkoltang, appelé à améliorer durablement la gestion des déchets.
En attendant, l’entreprise appelle les populations du Grand Libreville à la patience, à la compréhension et au civisme. Le retour à la normale ne peut être instantané, mais la société affirme être à pied d’œuvre pour limiter les effets de cette perturbation.
Dans cette bataille quotidienne contre l’insalubrité, Clean Africa demande donc aux habitants de ne pas confondre ralentissement exceptionnel et immobilisme. Les équipes sont mobilisées, les opérations se poursuivent et la collecte doit progressivement reprendre son rythme.







