Initiées le 13 février dernier par le Chef de l’Etat Ali Bongo, les assises de la Concertation politique pour des élections apaisées au Gabon n’ont connu un démarrage effectif qu’hier. Et cela suite aux errements de certains acteurs politiques de l’opposition qui trois jours durant par des actes saugrenus ont ainsi retardé le démarrage éffectif des travaux.
Par Obame D’EBOMANE
Faute d’un consensus dans la confection d’une liste désignant 40 délégués de l’opposition, le gouvernement a fini par procéder autrement en s’appuyant sur les partis et non plus sur les plateformes et autres regroupements. Cela a eu le mérite de faire revenir à la table des négociations les réfractaires. Ainsi donc l’on a pu aisément installer le bureau de coordination et définir l’ordre du jour de la concertation.
Il faut ici préciser que l’objectif recherché de cette concertation politique est la reforme du Code électoral ainsi que l’apport des contributions à même de permettre par des correctifs innovants et adaptés d’arriver à avoir des élections apaisées au Gabon.
Et comme il fallait s’y attendre les mêmes zizanistes patentés ont brillé par leur absence. La présidente de l’Union nationale (UN) Paulette Missambo, le président du Rassemblement pour la patrie et modernité (RPM) Alexandre Barro Chambrieret le secrétaire exécutif de Réappropriation du Gabon, de son Indépendance, pour sa Reconstruction (Reagir) Jean Valentin Leyama. Pierre-Claver Maganga Moussavou du PSD a pour sa part une fois claquer la porte des assises au motif qu’il n’a pas été plébiscité vice-président du bureau. Pour le bouvier de moutassou vice-président un jour, vice-président pour toujours et en tous lieux et circonstances.
Le bureau de coordination pour la concertation politique est composé tel qu’il suit: 10 membres à parité opposition-majorité et placé sous la présidence conjointe du Premier ministre Alain Claude Bilie-By-Nzé et du député du 2e arrondissement de Lambaréné et président d’honneur de Les Démocrates (LD, opposition) Séraphin Akure Davain. Les travaux ont permis de définir l’objet des travaux : les mandats politiques, les questions électorales et les partis politiques.






