En prenant la parole lundi 23 septembre au Sommet de l’Avenir de la 79e Assemblée générale des Nations Unies à New York, le président de la transition gabonaise à convier la communauté internationale à admettre l’exigence d’une reforme du conseil de sécurité en traçant une parallèle avec ce qui se fait au Gabon depuis le 30 août 2023.
Par Obame D’EBOMANE
Il faut dire que la parole du Général Président était très attendue dans l’enceinte onusienne où il se rendait pour la première fois. Il faut se souvenir qu’en 2023 au lendemain du coup de Libération c’est le premier ministre Raymond Ndong Sima qui y prenait part et expliquait les causes des évènements survenus au Gabon. Cette fois-ci du haut de la tribune de l’ONU, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a été avec pertinence et éloquence le porte étendard des aspirations et des attentes de ses pairs africains en appelant la communauté internationale à répondre à l’impératif de changement afin de se conformer aux réalités du moment. Et pour ce faire, il faut commencer avec urgence par l’architecture du Conseil de sécurité des Nations Unies au sein duquel l’Afrique n’a toujours pas obtenu la place qu’elle réclame depuis des décennies. À cet effet le Chef de l’État dira : En matière de paix et de sécurité, il apparaît évident aux yeux de tous que le Conseil de sécurité doit se réformer pour se mettre en phase avec les réalités et les exigences de l’heure.
Le Président Oligui Nguema s’est appuyé sur ce qui se fait aujourd’hui au Gabon en termes de réforme pour inciter la communauté internationale à accepter les changements et les réformes. Il ne peut admettre que le continent africain qui est une victime involontaire d’une guerre d’influence et d’hégémonie entre les grandes puissances mondiales, soit tenue à l’écart de ces enjeux stratégiques alors que sa place et sa décision doivent compter. Aussi recommande-il que l’Afrique soit pleinement associée aux réformes qui sont attendues. Et dira à ce propos que: Pour y parvenir efficacement, il me semble indispensable de réformer l’architecture financière mondiale en investissant massivement dans la réalisation des Objectifs de développement durable. Il.persistera en proposant que tous les pays bénéficient d’un accès équitable aux ressources financières nécessaires à leur développement. Ét également, il soutiendra l’idée d’un allègement de la dette et l’offre d’opportunités de financement avec des conditions préférentielles, par un mécanisme à travers la rétribution pour la préservation des forêts ou la conversion de la nature comme déjà le Gabon le pratique depuis longtemps.
Sur sa lancée le Président de la Transition a également sollicité la solidarité internationale par le biais de l’accès pour les pays en développement aux données scientifiques et au transfert des nouvelles technologies en disant : Plus de la moitié de la population gabonaise a moins de 20 ans. Celle-ci interpelle constamment les gouvernants sur les questions d’avenir. C’est pourquoi j’accueille avec satisfaction notre engagement pour le Pacte de l’Avenir à renforcer de façon significative la participation des jeunes au niveau international. Un tel engagement exige un investissement conséquent dans le développement d’un écosystème éducatif international accessible à tous donnant lieu à l’emploi et à l’entrepreneuriat.






