Libreville le 22 Avril 2026 (Journalombre.com)- Le Gabon passe à l’action pour reprendre le contrôle de ses flux stratégiques. Le 20 avril 2026 à Libreville, le gouvernement a signé une lettre d’accord avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime afin de déployer un programme de contrôle des conteneurs et des passagers. Une réponse directe à la montée des trafics transnationaux et aux enjeux de sécurisation des échanges.
Par Obame D’EBOMANE
Autour de la table, Marc Abeghe, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et Adrien Nguema Mba ont acté la mise en œuvre du Programme de contrôle des conteneurs et des passagers (PCCP). Concrètement, des unités mixtes seront déployées dans les points névralgiques, notamment au port d’Owendo, déjà en phase opérationnelle. L’objectif est clair : détecter plus efficacement les marchandises illicites tout en fluidifiant les circuits légaux.
Mais l’enjeu dépasse la seule sécurité. En renforçant ses capacités de contrôle et d’analyse des risques, le Gabon cherche à sécuriser ses chaînes logistiques et à rassurer les investisseurs. Des agents mieux formés, des procédures modernisées et un ciblage plus précis des flux doivent permettre de concilier fermeté et attractivité économique.
Ce dispositif s’inscrit dans une dynamique de coopération élargie, impliquant également les partenaires internationaux et le système des Nations unies. Grâce au partage de renseignements en temps réel, les autorités espèrent gagner en efficacité et en traçabilité. Pour le gouvernement, cette initiative s’aligne sur la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema : bâtir une économie compétitive, sécurisée et mieux intégrée.
À terme, l’ambition est assumée : faire du Gabon un hub sous-régional en matière de sûreté portuaire et de contrôle des flux. Une stratégie où sécurité et développement avancent désormais de front.







