Libreville le 22 Avril 2026 (Journalombre.com)- Libreville devient, le temps de quelques jours, un point de convergence stratégique du dialogue parlementaire francophone. Depuis ce mardi et jusqu’au 24 avril, l’Assemblée nationale abrite les travaux de la commission de l’éducation, de la culture et de la communication de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, réunissant députés et sénateurs venus de tout l’espace francophone.
Par Obame D’EBOMANE
Dès l’ouverture, le ton est donné : au-delà du protocole, il s’agit de produire des idées et des orientations concrètes. Lors du dîner de bienvenue, présidé par Roland Matsiendi, représentant Régis Onanga Ndiaye, Libreville a affiché ses ambitions. « Cette rencontre reflète notre engagement à faire vivre une Francophonie dynamique, fondée sur le dialogue et la coopération », a-t-il déclaré.
Même exigence du côté de Laurent Wehrli, qui a appelé à des échanges utiles et orientés vers l’action : « Nous devons être à la hauteur des défis actuels et apporter des réponses concrètes aux attentes de nos populations. » Un message clair : cette rencontre ne doit pas rester au stade des intentions.
Au-delà des débats à venir, l’ouverture a aussi mis en lumière la richesse culturelle gabonaise. Les participants ont assisté à des prestations traditionnelles, dont le mvett, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, rappelant que la culture reste un pilier central du projet francophone.
Durant trois jours, les travaux porteront sur des thématiques clés liées à l’éducation, à la culture et à la communication, avec un objectif précis : aboutir à des recommandations communes destinées aux Parlements membres.
À Libreville, l’enjeu est donc double : affirmer son rôle dans la diplomatie parlementaire francophone et contribuer à faire émerger des solutions concrètes face aux défis contemporains. Ici, la Francophonie ne se célèbre pas, elle se construit.







