Libreville le 13 Mars 2026 (Journalombre.com)- Le Gabon a officiellement rejoint le Plan Mattei, une initiative stratégique portée par l’Italie afin de renforcer les partenariats économiques avec plusieurs pays africains.
Cette décision fait suite à des échanges au plus haut niveau entre le président de la transition Brice Clotaire Oligui Nguema et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. Doté d’une enveloppe estimée à 5,5 milliards d’euros, ce programme vise à soutenir des investissements dans des secteurs clés tels que l’énergie, les infrastructures et l’agriculture.
Cette annonce marque une nouvelle phase dans le rapprochement diplomatique entre Libreville et Rome. Lancé par le gouvernement italien, le Plan Mattei ambitionne de redéfinir les relations entre l’Europe et l’Afrique autour d’un modèle présenté comme plus équilibré, fondé sur des investissements et des projets de développement plutôt que sur l’aide traditionnelle.
Dans cette logique, l’Italie entend consolider sa présence économique sur le continent africain. L’initiative s’inscrit dans une stratégie de politique étrangère visant à développer de nouveaux partenariats industriels et à sécuriser certains approvisionnements énergétiques.
Du côté gabonais, l’intégration à ce programme est perçue comme une opportunité d’accéder à de nouveaux financements. Ces ressources pourraient contribuer à soutenir plusieurs projets structurants, notamment dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la transformation industrielle.

Par ailleurs, les autorités gabonaises cherchent à attirer davantage d’investissements étrangers pour moderniser l’économie nationale. La collaboration avec des entreprises italiennes reconnues dans l’ingénierie, l’énergie ou les infrastructures pourrait ainsi constituer un levier important pour accélérer certains projets de développement.
Au-delà de ses retombées économiques immédiates, cette coopération s’inscrit dans une évolution plus large des relations entre l’Europe et l’Afrique. Face à la concurrence croissante d’acteurs comme la Chine ou la Turquie, plusieurs pays européens cherchent aujourd’hui à renforcer leur présence sur le continent à travers des partenariats économiques plus structurants.
La concrétisation des projets annoncés sera désormais déterminante pour mesurer l’impact réel de ce partenariat et son rôle dans la diversification de l’économie gabonaise.







