Libreville le 23 Mars 2026 (Journal’ombre.com)- Après trois semaines de travaux à Libreville, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a clôturé sa première session ordinaire de 2026 sur un constat sans détour : le Gabon fait face à des fragilités profondes qui exigent des réponses urgentes et concrètes.
Par Obame D’EBOMANE
Sous la présidence de Guy Bertrand Mapangou, en présence du vice-président du gouvernement Hermann Immongault, cette session a permis de croiser les analyses de membres du gouvernement, d’experts et d’acteurs de la société civile. Résultat : un diagnostic critique, à la hauteur des tensions actuelles.
En tête des préoccupations, la montée des crimes de sang. Le CESEC appelle à un durcissement du cadre juridique pour renforcer l’effet dissuasif des sanctions, mais aussi à une stratégie nationale de prévention. L’institution insiste sur une approche globale : éducation, encadrement des jeunes et renforcement de la cohésion sociale.
Autre signal fort : la valorisation de l’Iboga. Longtemps cantonnée à ses usages traditionnels, la plante est désormais perçue comme un levier stratégique. Le CESEC recommande son classement comme patrimoine national et la structuration d’une filière intégrant recherche scientifique, transformation et valorisation économique. Une orientation qui pourrait positionner le Gabon dans les secteurs de la pharmacopée et de l’économie verte.
Mais au-delà des constats, une interrogation persiste : ces recommandations seront-elles suivies d’effets ? Dépourvu de pouvoir décisionnel, le CESEC dépend de la volonté des autorités pour transformer ses propositions en actions.
Cette session met ainsi en lumière une réalité : entre insécurité croissante et potentiel économique inexploité, le Gabon n’a plus le luxe des discours. L’enjeu est désormais clair : passer des intentions aux actes.







