Libreville le 02 octobre 2026, (Journal’ombre.com) – Le 5 octobre approche, et cette fois, les robes noires sont prévenues : l’année judiciaire ne devrait pas seulement s’ouvrir avec les traditionnels discours solennels. Jeudi 1er octobre, au Palais de la Rénovation, Brice Clotaire Oligui Nguema a réuni les principaux responsables de la justice gabonaise pour passer en revue les engagements pris et surtout leur traduction concrète.
Par Obame D’EBOMANE
Ministre de la Justice, présidents des hautes juridictions et responsables du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG) étaient autour de la table. Quelques jours après la session délocalisée du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) à Port-Gentil, l’enjeu était de vérifier ce qui avance, ce qui reste à faire et ce qui doit désormais produire des effets dans les juridictions.
Autrement dit, le temps des résolutions soigneusement rangées dans les dossiers semble devoir laisser place à celui du suivi. La justice n’a évidemment pas besoin d’un nouveau calendrier pour fonctionner ; elle a besoin que les décisions se retrouvent dans les tribunaux, dans les délais de traitement et, au bout de la chaîne, dans l’expérience du justiciable.
C’est précisément sur ce terrain que se joue l’enjeu du 5 octobre. Lors de la session du CSM de Port-Gentil, le chef de l’État avait déjà placé l’efficacité, l’accès à la justice et le traitement des procédures dans des délais raisonnables parmi les priorités affichées.
L’exemple est parlant : une réforme judiciaire ne se mesure pas seulement au nombre de textes adoptés, mais à la capacité d’un citoyen à voir son dossier traité correctement et dans un délai raisonnable.
Pour cette nouvelle année judiciaire, le message est donc moins protocolaire que pratique : les orientations sont posées ; il reste désormais à vérifier leur exécution. Et le 5 octobre constituera le premier rendez-vous visible de cette exigence de résultats.







