Hier, l’enceinte du palais Léon Mba a été le théâtre d’une plénière consacrée aux questions écrites au gouvernement par les honorables députés. Comme il fallait s’y attendre, la crise du Coronavirus et ses effets impactants sur l’ensemble de la société a eu une place de choix dans les préoccupations soulevées par les élus du peuple. Il faut reconnaître que tout ce qui est lié à la gestion de la pandémie par l’exécutif peine à trouver l’assentiment des populations, et ce fut encore le cas hier par les interpellations incisives de la représentation nationale.
Par Obame D’EBOMANE
Bien que le ministre de la santé Guy Patrick Obiang, se soit employé avec précision et clarté mais hélas, la perception laissait voir qu’il y avait un hiatus entre les députés et lui et ce, malgré les promesses d’assouplissement en filigrane. L’exercice aura été tout aussi ardu, pour les ministres de l’intérieur de même que pour son collègue de l’agriculture. A croire que les parlementaires appréciaient leurs différentes interventions avec scepticisme, et pour tout dire, il y avait dans l’air comme un goût d’inachevé.
Le ministre Vincent De Paul Massassa, en charge des mines sur l’épineuse question de l’ouverture des sites d’or aux orpailleurs artisanaux, s’est montré circonspect tout en rassurant que la réflexion était en cours, afin que cette activité soit mieux encadrée et se fasse dans des conditions idoines. Alain Claude Bilie By Nzé, a fait un déroulé pédagogique et détaillé sur la problématique de l’accès à l’eau et à l’électricité des populations, tout en soulignant les importants investissements réalisés par l’état. Toutefois, le ministre de l’énergie sollicitera la patience des populations.
Nous devons ici déplorer le ton quelque peu péremptoire, et voire même surréaliste de la cheffe du gouvernement sur certaines questions d’évidence. Faire le déni des manquements et de la défaillance de l’état, n’est pas de nature à conforter le lien entre les populations et les gouvernants. Oui ! Admettre les insuffisances est un acte de contrition, qui a vocation à rétablir la confiance. Gardons bon espoir que lors des prochaines sessions le tir sera rectifié.







